Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 23:09

Allez, comme d'autres rédacteurs de blog, je romps un long silence pour m'épancher de nouveau sur la tristesse de ma vie privée et sexuelle, ;-) !  Je rentre juste de ce qui est sans doute l'un des 3 plus foireux rencards de toute ma carrière. En fait, j'avais déjà un mauvais pressentiment avant de le rencontrer, ce David... En fait, je lui trouvais un accent wesh-wesh pas forcément de bonne augure. Bon, j'ai une copine au boulot qui a un léger accent racaille et qui pour autant, est très attachante et intéressante. J'me suis donc dit que je pouvais lui laisser une chance, d'autant que le style p'tite racaille gay, pour passer une bonne nuit, ça peut être sympa.

Manque de bol, mon mauvais pressentiment s'est révélé fondé. Déjà, il est arrivé à la bourre (je déteste les gens qui arrivent en retard, surtout sans prévenir suffisamment à l'avance) de près d'une demie-heure. Certes, il m'a passé un coup de fil mais juste avant l'heure de rencard prévue, ce qui fait que j'ai été obligé de poiroter seul face à un café. Quand il est arrivé, j'ai tout de suite senti que ça allait mal se passer. C'est fou comme l'être humain est doué d'un sens de l'anticipation dans ce genre de cas. Dès les premières minutes, tout se joue. Par la suite, j'ai été très froid, je n'avais rien à lui dire, pas envie de me forcer à faire la conversation, surtout que j'ai vite compris que je ne lui plaisais pas non plus. Tant mieux, c'est toujours mieux quand la réciprocité est de mise, dans un sens comme dans l'autre. Et puis il était très impoli. Il s'est certes excusé d'être arrivé en retard mais on avait à peine échangé quelques mots qu'il avait déjà les yeux rivés sur son portable et qu'il tapait frénétiquement des textos. Je lui ai demandé s'il était en train d'organiser la suite de sa soirée. Je doute qu'il ait compris l'allusion étant donnée la réponse qu'il m'a faite.

Comble du comble, quelques minutes (qui m'ont semblé durer des heures) plus tard, il me demande si ça ne me dérange pas qu'il aille fumer une clope dehors. Je lui ai dit que nan mais j'ai quand même un peu halluciné. Là, j'me suis dit j'allais rapidement descendre ma Despe et mettre un terme à ce cauchemar. Au bout d'une demie-heure de longs blancs et de regards détournés, je lui ai dit que j'allais y aller. Il était un peu surpris et m'a dit "déjà?".... En même temps, il ne pouvait pas nier qu'il n'y avait aucune affinités entre nous donc autant ne pas perdre de temps. Je me souviens de certaines fois, à l'époque où j'habitais en banlieue parisienne chez mes parents, où je m'étais déplacé chez des mecs à Paris qui m'avaient jeté au bout de quelques minutes donc je n'avais pas de raison de me priver. Et puis, au-delà du manque d'affinités physiques, ça ne sert à rien de rester à côté d'un gars auquel vous n'avez rien à dire et qui vous le rend bien. Bref, ma soirée a été un échec en bonne et due forme.  Pas grave, au moins, je ne me suis pas déplacé trop loin.

 Ce soir, j'ai regretté ma relation avec Nicolas (oui parce que je suis sorti avec un mec pendant trois semaines cet été). Rien que pour ne pas avoir à vivre ce genre de situations, c'est réconfortant d'être en couple. En fait, dès le premier rendez-vous, il y avait eu une vraie affinité entre lui et moi, on s'était revus puis les choses s'étaient enchaînées naturellement. Au bout de trois semaines, il a estimé qu'il ne s'épanouissait pas avec moi, qu'il craignait que je devienne trop envahissant et que j'avais des défauts en commun avec son ex, avec lequel la rupture s'était mal passée. Je ne pouvais rien faire pour éviter ça car j'estime m'être montré sous mon meilleur jour auprès de lui. En gros, si c'était à refaire, je ne changerais rien. La seule chose que je regrette, c'est qu'il n'ait pas laissé aux sentiments le temps de s'installer. Je me sentais très bien avec lui, même si je n'étais sans doute pas encore amoureux de lui. Après tout, se sentir bien avec l'autre, être à l'aise, aimer le prendre dans ses bras, lui parler, l'embrasser, le trouver rassurant, c'est déjà plus que ce que j'avais rencontré auparavant. C'était sans doute trop beau pour être vrai mais au moins, cela m'a remis en selle et m'a rappelé que je pouvais plaire, aussi bien physiquement que par mon caractère. Alors, je ne désespère pas, le bon est sans doute quelque part et je compte bien lui mettre le grappin dessus tôt ou tard.
Par Laurent
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 16:54
La dernière semaine de mai, je suis parti en Croatie avec ma mère et ma soeur. Ce sont les meilleures vacances que j'ai passées avec elles et tout ce que je peux dire, c'est que je vous recommande ce pays. Je n'en avais entendu que des échos favorables avant d'y aller et je n'ai pas été déçu.

Nous étions à Dubrovnik, une jolie ville avec ses remparts depuis lesquels on aperçoit les principaux monuments (surtout des monastères) de la vieille ville. C'est une ville touristique mais pour autant (peut-être n'est-ce pas la même chose en juillet et août), on s'y sent bien, détendu, surtout quand on habite Paris le reste de l'année. En plus, nous avons eu un temps magnifique pendant tout le séjour. Certes, les prix ne sont pas spécialement bas en Croatie mais ils paraissent plus élevés qu'ils ne le sont en réalité car avec l'euro, on s'est habitué à des prix faciaux bas (des petits nombres). En fait, la monnaie locale, la kuna, vaut un peu moins d'un franc lorsqu'il existait, et vous pouvez très bien manger pour environ 100 kunas (soit 14 euros), ce qui n'a rien d'exorbitant quand on rapporte ça aux prix en France, a fortiori à Paris. 

En revanche, ce qui est exact, c'est que les croates ne sont pas spécialement sympathiques. Attention, ils ne sont ni agressifs, ni réellement désagréables, ils sont juste un peu bourrus et la plupart d'entre eux assurent le strict minimum en terme de politesse. Ils vous bousculent parfois dans la rue sans s'excuser et surtout, ils vous donnent le minimum de renseignements lorsque vous leur en demandez (alors qu'en général, vous vous adressez à des personnes bossant dans le tourisme). En tout cas, il n'y a là rien qui puisse gâcher des vacances, d'autant que l'on se sent parfaitement en sécurité dans ce pays. Il est d'ailleurs réputé pour connaître une délinquance très faible. Et puis on ne s'y fait pas harceler par les commerçants comme à Marrakech donc à choisir, je préfère la froideur slave à la familiarité marocaine. Et en prime, je n'ai pas chopé la tourista en Croatie, pas comme au Maroc, ;-)! Et ce qui est rassurant, c'est que selon le représentant du voyagiste sur place, les croates ne sont pas aimables de nature, pas plus avec les touristes qu'avec les autochtones.

La guide que l'on a eue lors de deux excursions était d'ailleurs bien conforme à la description ci-dessus, pas désagréable mais vraiment pas souriante non plus, ne donnant que des réponses très lapidaires aux questions des touristes qui voulaient plus de détails sur tel ou tel point. Elle nous a quand même fait marrer malgré elle avec ses fautes de français (j'dis pas ça méchamment, je ne parlerai jamais aussi bien le croate qu'elle le français) comme architechtonik au lieu d'architectural ou cultivation au lieu de culture, ou encore signifiants au lieu de significatifs et  une route bien maintenue au lieu de bien entretenue.

On a pu voir à peu près tout ce qu'on voulait dans la région de Dubrovnik (la vieille ville, l'île de Korcula, Mostar en Bosnie avec son fameux pont, deux des trois îles élaphites Korlocep et Lopud) et même au Monténégro. Les bouches de Kotor sont très jolies même si l'on en a vu la moins belle partie parce qu'on a voulu jouer les aventuriers et y aller en voiture de location seuls. Résultats, on a fait le circuit dans le sens qui donnait le moins joli point de vue. La ville de Kotor est très agréable également et depuis le haut de la muraille (près de 1500 marches en plein cagnard, quand même....), on a une vue magnifique. Il n'y a guère que l'île de Mijet sur laquelle on ne soit pas allé à cause de problèmes logistiques (pas de bus hors saison estivale).

L'hôtel était aussi très chouette, récent et moderne. Les chambres étaient spacieuses et décorées avec goût, c'en était même surprenant pour une semaine que l'on avait payé 500 euros par personne. La nourriture était variée et très bonne et le personnel, sympa. Bref, tous ces ingrédients composent la recette de vacances très réussies, sans fausse note ou mauvais souvenir. Je retournerai en Croatie si j'en ai l'occasion, histoire d'aller visiter Split et la partie Nord du pays. En bref, la Croatie, allez-y, c'est des vacances réussies garanties!
Par Laurent
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 12:16


Je romps mon silence, après plus d'un mois d'abstinence blogosphérique, pour vous parler de la grève des fonctionnaires. Comme vous le savez dans doute déjà, je suis fonctionnaire, je suis entré dans la fonction publique il y a près de 4 ans, à l'issue d'un concours auquel je suis arrivé 8ème alors qu'il y avait au départ plusieurs milliers de candidats. Je ne dis pas ça pour me la raconter mais simplement pour préciser à ceux qui critiquent les "privilèges" des fonctionnaires que rien ne leur interdisait de se présenter à un concours (ouvert à tous sous condition de diplôme) et d'arriver dans les 30 ou 40 premiers sur plusieurs milliers de candidats afin de profiter de ce qu'ils croient être des privilèges.

Les préjugés ont la vie dure, c'est le moins qu'on puisse dire, et ce n'est pas les informations simplificatrices qui sont livrées aux masses laborieuses dans les journaux télévisées qui vont les faire disparaître.... J'entends encore trop souvent certaines personnes nous qualifier de privilégiés et ça m'énerve d'autant plus que leur opinion est souvent fondée sur l'ignorance et le fantasme. Tous les fonctionnaires bénéficieraient de logements sociaux. Ah bon? J'ai fait des demandes tous azimuts auprès de mon ministère et de la ville de Paris et je n'ai jamais rien obtenu. Je reconnais que je ne suis pas dans une situation difficile mais il n'empêche que je paie un loyer parisien prohibitif comme tout le monde. Les fonctionnaires ne ficheraient rien.... Pourtant, quand je vois ma mère qui trime encore après 40 ans de carrière, prend ses congés quand ça arrange tout le monde, fait des heures sup' parce que le travail doit être fait, je ne vois pas quelqu'un de feignant. C'est la même chose pour ma tante et ma soeur qui ne comptent pas leurs heures pour un salaire sans comparaison avec ce qu'elles toucheraient dans le privé. A mon boulot, c'est la même chose, on bosse tous beaucoup parce que des commandes urgentes du ministre nous parviennent  alors que dans quelques années, nos copains de fac qui bosseront dans le privé et auront eu un déroulement de carrière normal gagneront nettement plus que nous. Halte aux idées reçues donc, regardons les faits et ensuite, nous verrons si les fonctionnaires sont des privilégiés.

Avec le projet de loi sur la mobilité et les parcours professionnels dans la fonction publique, si priviléges il y avait, ce ne sera désormais plus le cas.  Au 20 heures, on nous rebat les oreilles avec les suppressions de poste dans l'éducation nationale comme s'il n'y avait que ce problème dans les revendications. Cela est faux, même si je comprends que cette question parle à presque tout le monde (ceux qui ont des gamins scolarisés comme les autres car l'école de la république a une grande valeur symbolique pour tout un tas de raisons). Ce projet de loi prévoit de détricoter le statut de la fonction publique puisque son article 7 dispose que : 

« Art. 44-3. - La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.

« Elle peut également prendre fin, à l'initiative de l'administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois emplois publics correspondant à son grade et au projet personnalisé d'évolution professionnelle. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d'office ou, le cas échéant, admis à la retraite.

« Art. 44-4. - Un décret en Conseil d'État détermine les conditions de mise en oeuvre de la présente sous-section. ».

A première vue ou pour un non-fonctionnaire, ça n'a l'air de rien et ça peut sembler normal. Pourtant, cette disposition doit se lire à la lumière d'un article précédent de ce même loi selon lequel:

« Art. 44-1. - En cas de restructuration d'une administration de l'État ou de l'un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d'être supprimé."

Ca siginifie que la mise en disponilibité d'office n'est pas le résultat d'une faute du fonctionnaire mais découle uniquement de la restructuration de son administration, dans le cadre de laquelle son poste aura été supprimé. La mesure est donc déjà injuste, sachant que la mise en disponibilité d'office signifie que vous percevez un traitement de ZERO euro/mois. Ensuite, aucune garantie n'est prévue en terme d'éloignement par rapport à son domicile, ni en terme de rémunération. Pour info, mon salaire se compose de plus de 800 euros de prime/mois donc un emploi de grade équivalent peut m'apporter un salaire beaucoup plus bas qu'actuellement. Après les fautes sans sanction qui ont sans doute été légion dans la fonction publique auparavant, ce sera désormais le règne de la sanction sans faute. Ce n'est pas ce pour quoi j'ai signé quand j'ai passé le concours d'entrée.

C'est pour cela que pour la première fois de ma (courte) carrière, je suis en grève aujourd'hui, bien que je ne sois pas spécialement marqué à gauche pour ceux qui me connaissent, bien au contraire. La grève reste le seul moyen d'action dont nous disposions pour manifester notre mécontentement, surtout qu'en tant que fonctionnaires, nous sommes encore (pour combien de temps?) à l'abri de mesure de rétorsion de la part de notre employeur en cas de grève. On ne pourra remettre en cause le projet de loi mais si jamais on parvient au moins à ce que certaines garanties soient inscrites dans le décret d'application en terme d'éloignement et de rémunération, ça n'aura pas été inutile. Je reconnais qu'un mouvement d'une journée aura sans doute un impact limité mais s'il est de grande ampleur, il peut être efficace. Ceux qui se plaignent après coup ne sont jamais ceux qui se sont battus pour le maintien de leurs droits. Pour une fois dans ma vie, je refuse de rester les bras croisés pendant qu'on m'enlève des droits qui ne me semblent vraiment pas être des privilièges, même si l'herbe est souvent moins verte ailleurs. 

Par Laurent
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 17:57
Le titre doit se lire de deux façons différentes. Enfin, disons que j'aime la ville de Paris et le film Paris. 'est l'un des trois films que j'ai vus pendant ma semaine de vacances et c'est, de loin, celui que j'ai préféré. Il faut dire que Crimes à Oxford, ça ne casse pas des briques, c'est inutilement alambiqué et Elijah Wood fait encore tellement jeune physiquement que ça en altére sa crédibilité dès qu'il ne joue plus un lycéen....
Quant à MR 73, c'était un peu mieux mais pas extraordinaire non plus. J'avais trouvé 36, du même réalisateur Olivier Marchal, beaucoup plus intéressant. Dans MR 73, la présence d'un serial killer en arrière-plan parasite un peu le film alors que dans le genre film de gangsters, on s'attend plus à rencontrer des braqueurs ou de traficants de drogue que des serial killers.

Bref, j'ai en revanche beaucoup aimé Paris, de Cédric Klapish. J'avais déjà aimé L'auberge espagnole et les poupées russes  et même si Paris ressemble à un film de Lellouche, je trouve que Klapish s'en est très bien sorti. Je n'ai d'ailleurs jamais autant aimé un film de Lellouche que je n'ai aimé Paris. L'élève a sans doute dépassé le maître. C'est pas forcément évident d'expliquer pourquoi j'ai tant apprécié ce film mais même dans les moments qui n'étaient pas spécialement drôles, j'avais le sourire. Ce film m'a mis la banane et c'est très agréable. J'ai toujours aimé les films chorale dans lesquels une multitude de personnages se côtoient, se croisent pour certains, s'aiment, se séparent. J'adore aussi quand les protagonistes de deux histoires différentes finissent par se rejoindre. Dans le casting, j'aimais presque tous les acteurs (Juliette Binoche, Albert Dupontel en tête, Lucchini, François Cluzet, la sublime Mélanie Laurent), sauf Romain Duris qui m'a toujours agacé. Son horripilante présence n'a pas suffi à me gâcher le plaisir mais il n'empêche qu'il m'énerve, j'y peux rien, c'est comme ça. Julie Ferrié et Gilles Lellouche jouent également dans le film. Gilles Lellouche fait partie des ces acteurs dont le visage nous est familier parce qu'on l'a déjà vu dans des pubs et dans des seconds rôles au cinéma mais dont on ne se souvient jamais du nom parce que ce n'est pas une grande star. En tout cas, il se débrouille pas mal du tout, de même que Julie Ferrié que l'on ne voit d'habitude que dans des one-woman-show.

En plus de toutes ces qualités, ce que j'ai aimé dans ce film, c'est qu'il m'a fait redécouvrir Paris, la ville dans laquelle j'habite. Il y a pas mal de scènes qui ont été tournées dans des coins que j'ai reconnus (la Bibiolthèque nationale, la Sorbonne, les jardins du Luxembourg notamment) et m'ont rappelé à quel point jaimais vivre dans cette ville, qui est certainement l'une, sinon la plus belle ville du monde. Elle a les défauts de ses qualités, elle est animée mais bruyante, attirante mais pleine de monde, économiquement dynamique mais frénétique, bref, comme le dit Duris dans le film, c'est paris ça, le sgens ont toujours besoin de râler. Moi qui ai longtemps vécu en banlieue, je ne m'imagine que difficilement quitter la capitale, sauf pour une ville du Sud bien ensoleillée. Ca ne m'empêche pas de pester régulièrement contre les manifs, les embouteillages, le bruit, les gens qui sont agressifs et peu souriants ou encore les rames de métro surchargées mais au fond de moi, je sens bien que je suis attaché à cette ville, sans doute pour des motifs qui dépassent le rationnel. Ce que j'aime par-dessous tout à Paris, c'est qu'il y a tellement de choses à faire que même quand je ne fais rien, ça me rassure de penser à ce que je pourrais faire.  Et puis mine de rien, avec les marchés, les gardiens, les commerces de proximité, il y a aussi une vraie de vie de quartier à Paris, qui n'est du coup pas la vie froide, impersonnelle, propice à l'anonymat que l'on décrit parfois, même si karin Viard campe dans le film une boulangère insupportable. C'est sans doute la leçon à tirer de ce film. A force de vivre à Paris, on prend l'habitude de ses avantages sans réussir à lui pardonner ses défauts. J'ai aimé le nouveau regard que ce parisien malade porte sur sa ville parce que justement, le risque de mourir qui plane sur lui le rend plus sensible à la beauté de Paris et plus indulgent envers ses petits défauts.

En conclusion, je vous recommande Paris, le film et la ville!!
Par Laurent
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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 00:43

872643.jpg Comme tout le monde, j'avais entendu parler du site Copains d'avant, qui a pour objet de permettre aux gens de retrouver les copains d'école qu'ils ont perdus de vue ou tout simplement, de savoir qui est devenu quoi. Jusqu'à présent, je ne m'y étais pas inscrit car je n'ai pas forcément gardé de cette époque un excellent souvenir. C'est plus vrai encore pour le collège que pour le lycée.

A l'école primaire, j'étais plutôt heureux car il n'y avait pas de problème de rapports de force. En fait, j'étais plus ami avec les filles qu'avec les garçons, j'étais nul en sport mais je ne me souviens pas que quelqu'un m'ait jamais pris la tête sans raison. Même si l'on a coutume de dire que les enfants sont cruels, je crois que l'on ne s'en rend compte que plus tard. Les enfants très jeunes ne sont pas réellement méchants car je ne pense pas qu'ils se rendent compte du mal qu'ils peuvent faire, de même que les enfants ne sont pas forcément très sensibles aux moqueries.

Au collège, les choses ont commencé à se gâter car les faiblesses des gens sont vite utilisées contre eux. De plus, j'ai été confronté à des gens que je n'avais jamais côtoyés auparavant, des gens d'origine immigrée et modestes, voire même miséreux, et qui pour ceratins, étaient ce que l'on appelle souvent des racailles, des gosses qui tapent sur d'autres gamins sans raison, juste par plaisir de prendre le pouvoir sur autrui et qui répondent aux profs et ont en général des sales notes. Bref, au collège, je crois que j'étais une victime, petit, maigrichon, blanc et pour diverses raisons, donnant l'impression d'être issue d'une famille ayant beaucoup plus d'argent que ça n'était le cas en réalité. Bref, du coup, je suis longtemps allé au collège avec la peur au ventre, j'étais le bouffon, la tapette qui ne réagissait pas quand on le frappait (tapette n'ayant à l'époque aucun rapport avec une quelconque suspiçion d'homosexualité).....

Au lycée, ça s'est un peu arrangé puisqu'un certain écrémage se produit entre le collège et le lycée. Les plus mauvais, les irrécupérables ne vont pas au lycée en seconde générale et un second écrémage se produit encore lors du passage en première. Pourtant, je n'ai jamais été le type cool avec lequel les mecs voulaient être potes ni celui avec lequel les filles voulaient sortir. J'étais quand même le ringard même si j'étais en mesure de répondre aux filles qui cherchaient à m'humilier. Je n'ai en tout cas gardé qu'une seule (certes excellente) amie du lycée, c'est Fouzia. Toutes les autres personnes que j'ai côtoyées à cette époque ne me rappellent pas de bons souvenirs, notamment du fait qu'ils n'ont pas du garder de moi une excellente image.

Lors du week end dernier chez Fouzia à Milan, on a consulté Copains d'avant pour constater ce que les gens étaient devenus. Certains se sont mariés et ont des enfants (ils approchent ou ont dépassé la trentaine), certains ont un bon job, d'autres ont davantage galéré et d'autres encore continuent leurs études (doctorat et compagnie). C'est assez marrant de constater que ceux qui étaient des loosers au collège ou au lycée s'en sont quand même bien sortis. L'évolution du physique des gens est aussi intéressante. Certains étaient beau gosse au lycée et se sont empâtés, d'autres avaient un physique plutôt ingrat et sont devenus plutôt pas mal. J'étais très surpris que certains que je considéraient, même au lycée, comme sans grand avenir, ont quand même réussi. Finalement, c'est le genre de site qui est sympa à mater avec une ancienne copine de classe ou avec quelqu'un qui a fréquenté les mêmes établissement au même moment. Dans le cas contraire, c'est un peu déprimant parce que, je sais, je me répète, je m'aperçois que tous ces gens me renvoient à une sale époque de ma vie et que de toute façon, je n'ai aucune envie de reprendre contact avec eux. Tant d'années sans se dire un mot ni se donnr de nouvelles, ce n'est pas anodin. Je ne saurais probablement pas quoi raconter même à mes très bons potes de l'époque et les liens que nous avions à l'époque n'existent plus aujourd'hui. Ce n'est finalement pas plus mal car les amitiés que j'ai construites en tant que jeune adulte sont bien plus riches, épanouissantes et solides que les copinages créés à l'école.

Par Laurent
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