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Jeudi 15 mai 2008


Je romps mon silence, après plus d'un mois d'abstinence blogosphérique, pour vous parler de la grève des fonctionnaires. Comme vous le savez dans doute déjà, je suis fonctionnaire, je suis entré dans la fonction publique il y a près de 4 ans, à l'issue d'un concours auquel je suis arrivé 8ème alors qu'il y avait au départ plusieurs milliers de candidats. Je ne dis pas ça pour me la raconter mais simplement pour préciser à ceux qui critiquent les "privilèges" des fonctionnaires que rien ne leur interdisait de se présenter à un concours (ouvert à tous sous condition de diplôme) et d'arriver dans les 30 ou 40 premiers sur plusieurs milliers de candidats afin de profiter de ce qu'ils croient être des privilèges.

Les préjugés ont la vie dure, c'est le moins qu'on puisse dire, et ce n'est pas les informations simplificatrices qui sont livrées aux masses laborieuses dans les journaux télévisées qui vont les faire disparaître.... J'entends encore trop souvent certaines personnes nous qualifier de privilégiés et ça m'énerve d'autant plus que leur opinion est souvent fondée sur l'ignorance et le fantasme. Tous les fonctionnaires bénéficieraient de logements sociaux. Ah bon? J'ai fait des demandes tous azimuts auprès de mon ministère et de la ville de Paris et je n'ai jamais rien obtenu. Je reconnais que je ne suis pas dans une situation difficile mais il n'empêche que je paie un loyer parisien prohibitif comme tout le monde. Les fonctionnaires ne ficheraient rien.... Pourtant, quand je vois ma mère qui trime encore après 40 ans de carrière, prend ses congés quand ça arrange tout le monde, fait des heures sup' parce que le travail doit être fait, je ne vois pas quelqu'un de feignant. C'est la même chose pour ma tante et ma soeur qui ne comptent pas leurs heures pour un salaire sans comparaison avec ce qu'elles toucheraient dans le privé. A mon boulot, c'est la même chose, on bosse tous beaucoup parce que des commandes urgentes du ministre nous parviennent  alors que dans quelques années, nos copains de fac qui bosseront dans le privé et auront eu un déroulement de carrière normal gagneront nettement plus que nous. Halte aux idées reçues donc, regardons les faits et ensuite, nous verrons si les fonctionnaires sont des privilégiés.

Avec le projet de loi sur la mobilité et les parcours professionnels dans la fonction publique, si priviléges il y avait, ce ne sera désormais plus le cas.  Au 20 heures, on nous rebat les oreilles avec les suppressions de poste dans l'éducation nationale comme s'il n'y avait que ce problème dans les revendications. Cela est faux, même si je comprends que cette question parle à presque tout le monde (ceux qui ont des gamins scolarisés comme les autres car l'école de la république a une grande valeur symbolique pour tout un tas de raisons). Ce projet de loi prévoit de détricoter le statut de la fonction publique puisque son article 7 dispose que : 

« Art. 44-3. - La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.

« Elle peut également prendre fin, à l'initiative de l'administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois emplois publics correspondant à son grade et au projet personnalisé d'évolution professionnelle. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d'office ou, le cas échéant, admis à la retraite.

« Art. 44-4. - Un décret en Conseil d'État détermine les conditions de mise en oeuvre de la présente sous-section. ».

A première vue ou pour un non-fonctionnaire, ça n'a l'air de rien et ça peut sembler normal. Pourtant, cette disposition doit se lire à la lumière d'un article précédent de ce même loi selon lequel:

« Art. 44-1. - En cas de restructuration d'une administration de l'État ou de l'un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d'être supprimé."

Ca siginifie que la mise en disponilibité d'office n'est pas le résultat d'une faute du fonctionnaire mais découle uniquement de la restructuration de son administration, dans le cadre de laquelle son poste aura été supprimé. La mesure est donc déjà injuste, sachant que la mise en disponibilité d'office signifie que vous percevez un traitement de ZERO euro/mois. Ensuite, aucune garantie n'est prévue en terme d'éloignement par rapport à son domicile, ni en terme de rémunération. Pour info, mon salaire se compose de plus de 800 euros de prime/mois donc un emploi de grade équivalent peut m'apporter un salaire beaucoup plus bas qu'actuellement. Après les fautes sans sanction qui ont sans doute été légion dans la fonction publique auparavant, ce sera désormais le règne de la sanction sans faute. Ce n'est pas ce pour quoi j'ai signé quand j'ai passé le concours d'entrée.

C'est pour cela que pour la première fois de ma (courte) carrière, je suis en grève aujourd'hui, bien que je ne sois pas spécialement marqué à gauche pour ceux qui me connaissent, bien au contraire. La grève reste le seul moyen d'action dont nous disposions pour manifester notre mécontentement, surtout qu'en tant que fonctionnaires, nous sommes encore (pour combien de temps?) à l'abri de mesure de rétorsion de la part de notre employeur en cas de grève. On ne pourra remettre en cause le projet de loi mais si jamais on parvient au moins à ce que certaines garanties soient inscrites dans le décret d'application en terme d'éloignement et de rémunération, ça n'aura pas été inutile. Je reconnais qu'un mouvement d'une journée aura sans doute un impact limité mais s'il est de grande ampleur, il peut être efficace. Ceux qui se plaignent après coup ne sont jamais ceux qui se sont battus pour le maintien de leurs droits. Pour une fois dans ma vie, je refuse de rester les bras croisés pendant qu'on m'enlève des droits qui ne me semblent vraiment pas être des privilièges, même si l'herbe est souvent moins verte ailleurs. 

par Laurent
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Dimanche 6 avril 2008
Le titre doit se lire de deux façons différentes. Enfin, disons que j'aime la ville de Paris et le film Paris. 'est l'un des trois films que j'ai vus pendant ma semaine de vacances et c'est, de loin, celui que j'ai préféré. Il faut dire que Crimes à Oxford, ça ne casse pas des briques, c'est inutilement alambiqué et Elijah Wood fait encore tellement jeune physiquement que ça en altére sa crédibilité dès qu'il ne joue plus un lycéen....
Quant à MR 73, c'était un peu mieux mais pas extraordinaire non plus. J'avais trouvé 36, du même réalisateur Olivier Marchal, beaucoup plus intéressant. Dans MR 73, la présence d'un serial killer en arrière-plan parasite un peu le film alors que dans le genre film de gangsters, on s'attend plus à rencontrer des braqueurs ou de traficants de drogue que des serial killers.

Bref, j'ai en revanche beaucoup aimé Paris, de Cédric Klapish. J'avais déjà aimé L'auberge espagnole et les poupées russes  et même si Paris ressemble à un film de Lellouche, je trouve que Klapish s'en est très bien sorti. Je n'ai d'ailleurs jamais autant aimé un film de Lellouche que je n'ai aimé Paris. L'élève a sans doute dépassé le maître. C'est pas forcément évident d'expliquer pourquoi j'ai tant apprécié ce film mais même dans les moments qui n'étaient pas spécialement drôles, j'avais le sourire. Ce film m'a mis la banane et c'est très agréable. J'ai toujours aimé les films chorale dans lesquels une multitude de personnages se côtoient, se croisent pour certains, s'aiment, se séparent. J'adore aussi quand les protagonistes de deux histoires différentes finissent par se rejoindre. Dans le casting, j'aimais presque tous les acteurs (Juliette Binoche, Albert Dupontel en tête, Lucchini, François Cluzet, la sublime Mélanie Laurent), sauf Romain Duris qui m'a toujours agacé. Son horripilante présence n'a pas suffi à me gâcher le plaisir mais il n'empêche qu'il m'énerve, j'y peux rien, c'est comme ça. Julie Ferrié et Gilles Lellouche jouent également dans le film. Gilles Lellouche fait partie des ces acteurs dont le visage nous est familier parce qu'on l'a déjà vu dans des pubs et dans des seconds rôles au cinéma mais dont on ne se souvient jamais du nom parce que ce n'est pas une grande star. En tout cas, il se débrouille pas mal du tout, de même que Julie Ferrié que l'on ne voit d'habitude que dans des one-woman-show.

En plus de toutes ces qualités, ce que j'ai aimé dans ce film, c'est qu'il m'a fait redécouvrir Paris, la ville dans laquelle j'habite. Il y a pas mal de scènes qui ont été tournées dans des coins que j'ai reconnus (la Bibiolthèque nationale, la Sorbonne, les jardins du Luxembourg notamment) et m'ont rappelé à quel point jaimais vivre dans cette ville, qui est certainement l'une, sinon la plus belle ville du monde. Elle a les défauts de ses qualités, elle est animée mais bruyante, attirante mais pleine de monde, économiquement dynamique mais frénétique, bref, comme le dit Duris dans le film, c'est paris ça, le sgens ont toujours besoin de râler. Moi qui ai longtemps vécu en banlieue, je ne m'imagine que difficilement quitter la capitale, sauf pour une ville du Sud bien ensoleillée. Ca ne m'empêche pas de pester régulièrement contre les manifs, les embouteillages, le bruit, les gens qui sont agressifs et peu souriants ou encore les rames de métro surchargées mais au fond de moi, je sens bien que je suis attaché à cette ville, sans doute pour des motifs qui dépassent le rationnel. Ce que j'aime par-dessous tout à Paris, c'est qu'il y a tellement de choses à faire que même quand je ne fais rien, ça me rassure de penser à ce que je pourrais faire.  Et puis mine de rien, avec les marchés, les gardiens, les commerces de proximité, il y a aussi une vraie de vie de quartier à Paris, qui n'est du coup pas la vie froide, impersonnelle, propice à l'anonymat que l'on décrit parfois, même si karin Viard campe dans le film une boulangère insupportable. C'est sans doute la leçon à tirer de ce film. A force de vivre à Paris, on prend l'habitude de ses avantages sans réussir à lui pardonner ses défauts. J'ai aimé le nouveau regard que ce parisien malade porte sur sa ville parce que justement, le risque de mourir qui plane sur lui le rend plus sensible à la beauté de Paris et plus indulgent envers ses petits défauts.

En conclusion, je vous recommande Paris, le film et la ville!!
par Laurent
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Vendredi 28 mars 2008

872643.jpgComme tout le monde, j'avais entendu parler du site Copains d'avant, qui a pour objet de permettre aux gens de retrouver les copains d'école qu'ils ont perdus de vue ou tout simplement, de savoir qui est devenu quoi. Jusqu'à présent, je ne m'y étais pas inscrit car je n'ai pas forcément gardé de cette époque un excellent souvenir. C'est plus vrai encore pour le collège que pour le lycée.

A l'école primaire, j'étais plutôt heureux car il n'y avait pas de problème de rapports de force. En fait, j'étais plus ami avec les filles qu'avec les garçons, j'étais nul en sport mais je ne me souviens pas que quelqu'un m'ait jamais pris la tête sans raison. Même si l'on a coutume de dire que les enfants sont cruels, je crois que l'on ne s'en rend compte que plus tard. Les enfants très jeunes ne sont pas réellement méchants car je ne pense pas qu'ils se rendent compte du mal qu'ils peuvent faire, de même que les enfants ne sont pas forcément très sensibles aux moqueries.

Au collège, les choses ont commencé à se gâter car les faiblesses des gens sont vite utilisées contre eux. De plus, j'ai été confronté à des gens que je n'avais jamais côtoyés auparavant, des gens d'origine immigrée et modestes, voire même miséreux, et qui pour ceratins, étaient ce que l'on appelle souvent des racailles, des gosses qui tapent sur d'autres gamins sans raison, juste par plaisir de prendre le pouvoir sur autrui et qui répondent aux profs et ont en général des sales notes. Bref, au collège, je crois que j'étais une victime, petit, maigrichon, blanc et pour diverses raisons, donnant l'impression d'être issue d'une famille ayant beaucoup plus d'argent que ça n'était le cas en réalité. Bref, du coup, je suis longtemps allé au collège avec la peur au ventre, j'étais le bouffon, la tapette qui ne réagissait pas quand on le frappait (tapette n'ayant à l'époque aucun rapport avec une quelconque suspiçion d'homosexualité).....

Au lycée, ça s'est un peu arrangé puisqu'un certain écrémage se produit entre le collège et le lycée. Les plus mauvais, les irrécupérables ne vont pas au lycée en seconde générale et un second écrémage se produit encore lors du passage en première. Pourtant, je n'ai jamais été le type cool avec lequel les mecs voulaient être potes ni celui avec lequel les filles voulaient sortir. J'étais quand même le ringard même si j'étais en mesure de répondre aux filles qui cherchaient à m'humilier. Je n'ai en tout cas gardé qu'une seule (certes excellente) amie du lycée, c'est Fouzia. Toutes les autres personnes que j'ai côtoyées à cette époque ne me rappellent pas de bons souvenirs, notamment du fait qu'ils n'ont pas du garder de moi une excellente image.

Lors du week end dernier chez Fouzia à Milan, on a consulté Copains d'avant pour constater ce que les gens étaient devenus. Certains se sont mariés et ont des enfants (ils approchent ou ont dépassé la trentaine), certains ont un bon job, d'autres ont davantage galéré et d'autres encore continuent leurs études (doctorat et compagnie). C'est assez marrant de constater que ceux qui étaient des loosers au collège ou au lycée s'en sont quand même bien sortis. L'évolution du physique des gens est aussi intéressante. Certains étaient beau gosse au lycée et se sont empâtés, d'autres avaient un physique plutôt ingrat et sont devenus plutôt pas mal. J'étais très surpris que certains que je considéraient, même au lycée, comme sans grand avenir, ont quand même réussi. Finalement, c'est le genre de site qui est sympa à mater avec une ancienne copine de classe ou avec quelqu'un qui a fréquenté les mêmes établissement au même moment. Dans le cas contraire, c'est un peu déprimant parce que, je sais, je me répète, je m'aperçois que tous ces gens me renvoient à une sale époque de ma vie et que de toute façon, je n'ai aucune envie de reprendre contact avec eux. Tant d'années sans se dire un mot ni se donnr de nouvelles, ce n'est pas anodin. Je ne saurais probablement pas quoi raconter même à mes très bons potes de l'époque et les liens que nous avions à l'époque n'existent plus aujourd'hui. Ce n'est finalement pas plus mal car les amitiés que j'ai construites en tant que jeune adulte sont bien plus riches, épanouissantes et solides que les copinages créés à l'école.

par Laurent
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Dimanche 2 mars 2008
violence_des_echanges_en_milieu_tempere_2002_reference.jpgVendredi, je suis allé déjeuner au restaurant avec des ex ou actuels collègues de travail avec lesquels je m'entends bien. Le repas s'est très bien passé mais il y a eu un petit événement qui a pris des proportions inattendues et pas très sympathiques.
En fait, on était à table et on en est venu à parler de nos lignes respectives (nos silhouettes si vous préférez) et je ne sais pas pourquoi, j'avais déjà un peu bu et j'ai glissé à l'oreille de Jipé (qui était à ma droite, Emmanard étant à ma gauche) "eh ben Jurennes (la copine d'Emmanard) elle trouve qu'Emmanard il a pris des fesses".
C'était pas malin et si j'avais su que ça prendrait des proportions pareilles, je ne l'aurais pas dit mais c'était quand même pas méchant et il n'était pas censé l'entendre.
Sur le coup, il m'a juste sorti son sempiternel "c'était très délicat, ça". Il m'énerve à vouloir de la délicatesse, j'ai plein de défauts et de qualités mais la délicatesse n'est pas mon fort, même si j'essaie de faire des efforts et lui est très susceptible donc ça n'aide pas.
 
Là-dessus, au retour au bureau, je reçois le mail suivant d'Emmanard:

"Et Jurennes, elle trouve que je suis mieux depuis que je me suis un peu remplumé ! Et toc !" (très mature, le message, au demeurant). Je pensais que l'idée lui était venue parce que Jurennes lui avait fait des remarques positives auparavant. En fait, il lui avait téléphoné dans l'intervalle pour mettre les choses au point avec elle à ce sujet et l'entendre le rassurer sur la taille de son postérieur.... Déjà, ça me fait un peu halluciner comme réaction, même si je n'ai pa sà porter un jugement dessus.

Ensuite, il m'envoie un message me disant que je suis mauvaise langue.

Comme je n'aime pas ne pas avoir le dernier mot donc je lui réponds ceci, certes de manière un peu provocatrice:

L'objectivité de cette remarque serait bien plus grande si elle émanait directement de sa bouche, Mister "I can't get no satisfaction"……….

De plus, je n'ai jamais dit qu'elle avait dit "tu trouves pas qu'il a chopé un gros cul, Manard"………..

Si dire la vérité et être l'honnêteté et la spontanéité incarnées, c'est être une mauvaise langue, eh bien, soit, je l'assume. Vive les bisounours!

Il y a toujours quelque chose de positif à tirer des critiques que nous font autrui. Le pire, c'est que je le crois sincèrement.

Une heure plus tard, je passe devant son bureau et je lui propose de descendre boire un coca ensemble. Il me dit d'entrer et de fermer la porte car il veut me dire quelque chose, sinon, il va m'en vouloir. Et il me dit que j'ai manqué de délicatesse, que je n'aurais pas du lui répondre avec mon message, il me demande comment je l'aurais pris si lui m'avait dit que mon copain lui avait dit qu'il trouvait que j'avais grossi, et que ceci et que cela.
Je lui ai répondu qu'effectivement, je ne disais pas toujours des choses délicates mais que je ne l'aurais certainement pas pris aussi mal si j'avais été à sa place et ensuite, la Bambina a débarqué.
Sur le coup, j'étais suis un peu en colère après lui car il ne s'est pas remis en question, j'ai su qu'il avait appelé Jurennes pour lui en parler et je suis presque sûr que maintenant, j'ai auprès d'elle l'image de celui qui fout la merde dans les couples alors que ce n'était pas du tout mon but.
Il m'a encore fait me sentir comme un gamin qui se fait prendre la main dans le sac en faisant une connerie alors que je trouve que sa réaction est disproportionnée. Il est très susceptible et a un gros problème de confiance en lui pour prendre les choses autant à coeur mais je n'en suis pas responsable. A aucun moment jusqu'à présent, je ne l'ai entendu faire amende honorable sur quoi que ce soit et on ne peut (en tout cas, moi) quasiment pas lui faire la moindre critique sans qu'il ne se vexe. C'est quand même problèmatique et il m'a gâché la fin d'aprèm alors qu'on a passé un très bon déjeuner tous ensemble.
En fait, il ne m'aurait pas fait la leçon si je n'avais pas répondu à ses messages mais après tout, qui est-il pour juger de ce que je peux dire et ne pas dire?
La Bambina était là cet aprèm, je lui en ai parlé et objectivement (c'est pas pour influencer ton jugement, je sais et j'attends de toi la plus grande franchise), elle a trouvé qu'Emmanard avait grossi et que sa réaction était puérile et disproportionnée. 
 
Autant il a de grandes qualités (mercredi, sentant que je ne me sentais pas très bien, vu que j'étais plus froid que d'habitude, il est venu me voir dans mon bureau pour savoir ce qui n'allait pas et j'ai beaucoup apprécié sa démarche), autant par moment, il me gonfle. 
Il m'avait déjà cassé les pieds avec ses nouvelles chaussures. Quand il s'achète un nouveau vêtement, il t'en parle et te râbache sans arrêt à quel point il les trouve supers. Du coup, si en temps normal, je ne lui aurais pas dit que je les trouvais moches (ses chaussures sont vilaines, en l'occurrence), là, je suis obligé de lui dire que je ne les trouve pas terribles. C'est comme s'il voulait à tout prix que ses chaussures te plaisent autant qu'elles lui plaisent et à la longue, c'est un peu gonflant. 
Si tu lui dis que tu n'aimes pas son nouveau vêtement, il va te dire que tu pourrais être sympa.
Mais ne pas être d'accord avec lui ne veut pas dire être désagréable. Chacun peut avoir ses goûts et ses avis et on ne peut pas imposer les siens aux autres et leur faire ensuite des reproches.
C'est un peu la dictature du bonheur, je dis STOP!

Je veux bien essayer de faire quelques efforts mais je ne serais jamais le jeune homme délicat qu'il veut donc il faut qu'il se fasse une raison. Et puis, l'un des signes auxquels je reconnais mes amis, c'est qu'avec eux, je peux être moi-même et qu'ils m'aiment comme je suis. Il faut dans une certaine mesure prendre les gens comme ils sont ou ne pas les fréquenter mais on ne peut les fréquenter et ensuite leur reprocher d'être tels qu'ils sont.
par Laurent
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Jeudi 21 février 2008
pourquoi-pas-moi-217760.jpgEn ce moment, je me sens un peu bizarre, comme troublé par un garçon qui a, je trouve, une attitude ambigüe envers moi. Je dois avouer que si sur le papier, le fait que les hommes (hétéros, s'entend, car pour les homos, ça n'a jamais été un problème) assument de plus en plus leur côté féminin peut paraître séduisant, dans la réalité, ça me complique considérablement la tâche. Ca crée des possibilités de confusion infinies puisqu'on en arrive à des situations dans lesquelles certains homos sont plus virils dans leur attitude (sans tomber dans la caricature inverse) que certains hétéros. Résultat, ça conduit à draguer un gars qui n'est pas du tout intéressé et à passer à côté d'une proie potentielle sans la voir. C'est assez pénible.

Le SLaMer (je l'appellerai ainsi, ça a le mérite d'être anonyme...) en est un exemple typique. C'est un type qui bosse au même endroit que moi. Avant de faire connaissance, j'm'étais dit qu'il pouvait être gay mais je n'en étais pas sûr. Au début, je ne le trouvais pas spécialement attirant, même si j'aimais bien son style et sa façon de s'habiller. Puis, j'ai appris qu'il était marié (avec une femme, forcément!). Je ne me suis donc pas posé plus de questions que ça. Ensuite, en faisant sa connaissance, j'ai découvert qu'il avait une personnalité très attachante. En fait, il est drôle, cultivé, toujours agréable et de bonne humeur. Bref, un type séduisant.

Jusque là, RAS. Ce qui m'a interpellé, c'est qu'il y a quelques temps, il m'a ramené chez moi après une soirée chez une amie commune et lorsqu'on est arrivé devant mon immeuble, il m'a proposé (sans doute pour plaisanter mais bon, il prenait quand même un risque car j'aurais pu prendre au mot) de prendre un dernier verre chez moi. J'ai pris ça sur le ton de la plaisanterie sur le coup et je lui ai rappelé qu'il était un homme marié. Cependant, en y repensant après, je me suis posé des questions. La semaine dernière, j'ai trouvé qu'il avait une attitude ambigüe envers moi. Il m'a même caressé les cheveux d'une façon assez agréable en public, ce qui m'a surpris et un peu émoustillé, je dois l'avouer. Une autre fois, il m'a donné des petites tapes sur les joues très amicales (pas violentes, j'entends...) et a essayé de chahuter gentiment. Bref, son comportement m'a troublé.

J'en ai parlé à un ami commun qui m'a dit que je me faisais sans doute des idées, que le SLaMer est un gars qui mettait du mascara au lycée. En gros, ça voulait dire que le SLaMer n'avait pas peur du qu'en dira-t-on, qu'il assume ce qu'il est et qu'ainsi, il ne se serait pas marié s'il avait ressenti des attirances pour les hommes. Son raisonnement se tient mais le nombre d'hommes mariés qui couchent avec des gars dans le dos de leur femme est, à mon avis, non négligeable. Je ne suis donc pas sûr que l'on puisse faire des généralités. Quoi qu'il en soit, ma fâcheuse expérience avec le type de l'informatique dont j'avais mal interprété le comportement m'a un peu guéri et m'incite à la prudence. Pour l'instant, je reste sur ma réserve en accueillant avec bienveillance ses petits gestes envers moi tout en essayant de ne pas en tirer de conclusions hâtives. J'aime mieux être un peu frustré que de me ridiculiser une fois de plus. Cela dit, le fait qu'il soit marié et que je connaisse (un peu, ce n'est pas une amie) sa femme ne me poserait aucun problème s'il me faisait une proposition. Ca fait peut-être de moi un enfoiré (un briseur de mariage??) mais j'estime n'avoir aucun engagement envers quiconque donc ce n'est pas mon rôle de refuser une proposition qui, au demeurant, ne me sera peut-être jamais faite. Wait and see.........
par Laurent
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