Lundi 24 décembre 2007

Allez, pour une fois, j'vais surfer un peu sur l'actualité. Pas l'actualité de Noël, celle qui porte sur la frénésie consumériste qui s'empare de la population à cette période de l'année, les magasins bondés ou les repas de famille parfois plus déprimants que réjouissants. Nan, l'actualité de la fin de cette année porte sur le logement.

Evidemment, c'est toujours en hiver que la misère est la plus difficile à supporter et que l'opinion publique peut le plus facilement être sensibilisée, sans forcément se montrer plus généreuse que le reste de l'année. Augustin Legrand refait de la publicité gratuite pour Décathlon et les tentes Quecha "hop tu la jettes et elle est toute montée". Le fabricant ne pensait sans doute pas qu'elles étaient également très faciles à démonter, étant donnée la rapidité avec laquelle les sans-abris ont été délogés(!) des bords du canal Saint Martin. Le fait de voir des sans-abris tomber à l'eau dans la bousculade avec la police m'a évoqué (pas rappelé puisque je n'étais pas né à cette période mais bon....) les arabes qui ont été jetés dans la Seine par les flics le 17 octobre 1961. Je ne crois pas qu'un tel déploiement de force était nécessaire.

D'un côté, je trouve qu'Augustin Legrand défend une cause juste et d'un autre côté, je me dis que cet homme a un optimisme dingue pour croire qu'il va résoudre le problème du logement en France avec ses opérations de communication fracassantes. C'est triste à dire mais il n'est pas certain que la France ait les moyens de prendre en charge la misère de tous ceux qui vivent sur son territoire. Toute société produit de la pauvreté, OK, c'est facile à dire quand on écrit sur un blog bien au chaud chez soi. Il faut aussi dire que certaines personnes ont choisi de vivre dans la rue.

En parlant de logement, j'ai encore rendu une petite visite de courtoisie à mon voisin du dessus cet après-midi. Je lui ai pourtant déjà dit que l'immeuble était mal insonorisé alors bon, les entendre piétiner sans arrêt lui et sa meuf comme s'ils étaient des éléphants, c'est déjà chiants mais alors la musique qui résonne dans l'appart un dimanche, ça fait beaucoup. Je l'ai joué sympa la prmeière fois que je suis monté et je me demande si c'était la bonne méthode, étant donné qu'il a recommencé. Je lui laisse encore une chance mais à ce rythme-là, j'aurai déménagé avant qu'il n'ait changé d'attitude.

Pour finir sur le logement, il y en a un qui n'a pas eu de chance et a payé le prix de son délit de grande gueule, un peu comme Gaymard, c'est Jean-Paul Bolufer. Son affaire est tombée au mauvais moment (une fois de plus, grâce au canard enchaîné), juste après qu'il ait fustigé la rotation insuffisante dans le parc des logements HLM, lui qui occupe le sien depuis 1981, à un loyer aujourd'hui 5 fois inférieur au prix du marché. Gaymard lui aussi avait payé le fait d'avoir ramené sa fraise. Au lieu de faire amende honorable, il avait fait jouer la corde sensible en jouant les modestes fils de cordonnier alors qu'il a un patrimoine immobilier à rendre jalouse la couronne d'Angleterre. Le seul qui n'ait pas (immédiatement en tout cas) été sanctionné c'est l'ami Copé, l'homme qui exerce 4 profesisons quand certains peinent à en trouver une et qui habite (habitait????) un appartement de 230 m2 près des Invalides loué aux frais de l'Etat (en 2005, il était ministre du budget) alors qu'il était propriétaire d'un appartement dans le même arrondissement, appartement dans lequel les travaux qu'il avait invoqués pour sa défense étaient terminés. Je suppose que c'est plus sa fidélité à Chirac qui l'a évincé des ministres du gouvernement Fillon 1 que cette petite affaire que tout le monde a vite oubliée. Moralité, pour vivre heureux, fermons nos gueules, il est la preuve qu'il vaut toujours mieux se taire et faire le dos rond en attendant qu'un nouvel événement occupe la une de l'actualité plutôt que de se justifier avec des excuses bidons qui aggravent votre cas.

Allez, joyeuses fêtes à tous et vivement 2008!!

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Dimanche 16 décembre 2007

Hier, on a joué un remake de ce film avec Thierry Lhermitte et Josiane Balasko, sauf qu'il n'y avait pas de vedettes de la télé ni de prostituée vulgaire avec nous. Bon, OK, ça n'avait rien à voir. On a fêté l'anniversaire de ma copine de Montpellier et comme d'habitude avec eux, on s'est bien amusé et on a pas mal bu. En fait, je n'ai jamais autant fréquenté les boîtes parisiennes que depuis que je les connais.

Je ne saurais pas dire exactement à quel moment j'ai été complètement bourré. En fait, j'ai l'impression qu'il y a un seuil au-delà duquel on ne se rend plus compte que l'on est bourré. Il faut dire qu'avec deux verres de champagne, une Despe, trois ou quatre verres de rouge et deux whisky Coca bien chargés, j'y avais mis le prix. Aujourd'hui, après m'être péniblement levé à 14h, j'ai reconstitué dans mon esprit la soirée d'hier soir, en me remémorant progressivement l'ensemble de la soirée.

Déjà en sortant de chez Clémence, j'étais plus trop frais. Je me souviens quand même que nous sommes allés dans un restaurant rue Marboeuf (là où j'ai bu la Despe et le vin rouge). Je me demande toujours ce que les serveurs peuvent penser des clients un peu éméchés. Nous n'avons pas eu d'attitude incorrecte envers lui mais il a bien du voir que l'on n'en était pas à notre premier verre. Je me souviens ensuite que Clémence m'a appelé sur mon portable alors que j'étais juste à côté d'elle pour que je puisse mettre son numéro dans mon répertoire.

Ensuite, on est allé au Cab, cette boîte soi-disant select dans laquelle je suis entrée au moins trois fois en étant en jeans-basket et avec deux grammes dans chaque oeil. Notre copain d'origine indienne, un ex-stagiaire du bureau qui était sapé plus classe que moi, a d'ailleurs eu le droit à une question désagréable de la part du videur black qui lui a lancé un "Monsieur, vous allez où?", ou quand des réflexes racistes sont intégrés par un gars qui pourrait lui-même être victime de racisme.... Il y avait un monde énorme, on pouvait à peine circuler à l'intérieur. En fait, cette boîte est curieuse. Elle est assez grande, très sombre et pleine de recoins dans lesquels il y a des tables. On peut facilement y perdre ses copains et se retrouver comme un con, tel un môme ayant paumé ses parents dans un hypermarché. Du coup, on est obligé de s'y déplacer à la queue leu-leu, voire même d'aller aux toilettes à deux. D'ailleurs, hier, on s'est perdus avec Clémence, les trois autres ayant continué d'avancer dans la boîte avant de disparaître dans la foule. On a ensuite passé 10 minutes à les chercher avant de les retrouver finalement grâce au téléphone portable.  Bref, en tout cas, je me souviens que j'ai quasiment dégueulé dans la boîte et que je suis ensuite allé me passer de l'eau sur le visage, puis que j'ai fait tomber par terre le pull que j'avais noué autour de ma taille. C'est un type à côté de moi qui me l'a fait remarquer en me disant que j'étais en train de nettoyer le sol avec ma chemise. Je ne me suis aperçu qu'aujourd'hui qu'il avait raison vu que mon pull était effectivement déguelasse.

Je me rappelle aussi avoir poussé des cris ridicules en dansant et avoir dit à mes amis (surtout à ma petite bambina) tout un tas de conneries, comme "je tiens à toi" ou des choses de ce genre. Finalement, nous avons quitté la boîte à 4h du matin. Forcément, ça a été toute une histoire pour trouver un taxi et j'aurais presque gagné à attendre la première rame de métro de 5h. Sur le chemin du retour, entre Hôtel de ville (au passage, j'ai pissé derrière le BHV de l'hôtel de ville tellement j'en pouvais plus) et Bastille, où j'ai fini par trouver un taxi, j'ai discuté en marchant avec un p'tit rebeu portant un sweat capuche, qui m'a demandé si j'étais pas producteur. Je ne me suis pas méfié de lui, il avait l'air cool et j'étais de toute façon trop déchiré pour éprouver un quelconque sentiment de méfiance ou de peur. Il était effectivement sympa et m'a chanté un petit rap qui ne cassait pas quatre pattes à un canard mais qui n'était quand même pas désagréable. Il n'était pas spécialement beau gosse, dommage, même si de toute façon, je me serais abstenu de tenter quoi que ce soit. En tout cas, il est certain qu'en temps normal, je n'aurais jamais discuté avec un type pareil. Comme quoi, le fait de marcher ivre dans les rues de Paris le samedi soir présente au moins l'avantage de permettre de faire des rencontres atypiques même si elle reste sans lendemain.

Le principal dans tout ça, c'est que j'ai réussi à reconstituer l'intégralité de la soirée et que le fait d'avoir un peu trop bu ne m'a pas fait perdre la mémoire. J'ai donc la certitude de ne pas avoir fait quelque chose dont je devrais avoir honte et d'avoir passé une bonne soirée. Pour autant, il faudrait quand même que j'arrive à modérer un peu ma consommation d'alcool lorsque je sors avec la team de Montpellier parce que les migraines et les vertiges du lendemain matin (enfin après-midi), c'est quand même pas le pied.

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Dimanche 25 novembre 2007

Aujourd'hui, je me suis posé une question. Suis-je homophobe? La question paraît un peu paradoxale lorsqu'elle émane d'un gars qui est lui-même gay. J'avais déjà écrit un post l'an dernier sur l'excès de certains militants homos qui voient de l'homophobie là où il n'y en a pas selon moi.

J'ai donc lu récemment un article sur www.gayclic.com traitant d'un jeu en ligne qui serait, selon le rédacteur de l'article, violent et homophobe. Dans ce jeu, vous jouez un chasseur qui se balade dans une forêt pleine d'hommes nus qui ne veulent qu'une chose, sodomiser ce chasseur. Le but est donc de flinguer ces sodomites affamés, en conséquence de quoi vous voyez leurs tripes voler.Si jamais vous n'y parvenez pas, vous vous faîtes sodomiser.

Bref, je dois avouer que j'ai trouvé ce jeu assez amusant et que je ne pense pas qu'il faille crier au scandale pour si peu. Après tout, ce n'est qu'un jeu et je doute qu'il puisse rendre quiconque qui ne le serait pas déjà homophobe. Si une personne l'est déjà, le jeu ne changera rien.

Je veux bien admettre que souvent, l'opinion admet des opinions ou des déclarations contenant des relents d'homophobie alors que les propos racistes sont unanimement condamnés. C'est là une injustice que je réprouve, insulter ou tabasser quelqu'un parce qu'il est noir ou homo étant d'une égale gravité. Mais bon, ce jeu n'est qu'un jeu et il ne faut pas lui donner plus de portée qu'il n'en a réellement.

Je suis en revanche très partisan des initiatives de certains artistes qui utilisent le vecteur de l'humour pour dénoncer des phénomènes qui n'ont pourtant rien de drôles. Ainsi, Adam Samberg et le chanteur de Maoron 5, Adam Levine, ont fait un clip très drôle (vous pouvez le regarder là: http://www.dailymotion.com/relevance/search/Iran+so+far/video/x34olt_iran-so-far) pour notamment dénoncer la politique pour le coup très homophobe (12 hommes ont été pendus en Iran en juillet dernier pour homosexualité, même si quelques motifs plus acceptables ont sans doute été utilisés pour fonder juridiquement la condamnation) du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Dans un autre registre, au sujet des grèves, j'ai adoré le petit clip monté par Action discrète et diffusé sur CANAL+ (visible ici http://www.youtube.com/watch?v=KYkaLhhpUE4). Ce Mathieu Mireille a un bel avenir devant lui!!

Bonne semaine à tous!

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Vendredi 23 novembre 2007

La grève des conducteurs de transports en commun et autres pseudo-nantis bénéficiaires de régimes spéciaux de retraite prend fin ces jours-ci, après seulement neuf jours de grève. Ces 9 jours me laissent un peu perplexe.

Perplexe parce qu'en 1995, le conflit avait été beaucoup plus long, les perturbations dans les transports en commun beaucoup plus pénibles et les revendications étaient moins légitimes qu'actuellement. Pourtant, j'ai l'impression qu'on en avait pas parlé beaucoup plus et qu'on n'en avait pas autant voulu aux grévistes que ces derniers jours. Je suis perplexe parce que certaines choses m'(nous) échappent dans ce conflit, parce que l'on n'a pas toutes les informations nécessaires pour comprendre et juger, ou parce que les infos que l'on nous donne sont orientées.

Tous les conducteurs de train, de bus et de métro ne sont pas des privilégiés, même si je ne suis pas favorable au maintien des régimes spéciaux de retraite. Certes, la seule pénibilité du travail doit compter pour la durée des cotisations nécessaires à l'obtention d'une retraite à taux plein et non pas l'appartenance à une entreprise abritant autant de métiers différents que des conducteurs, des contrôleurs, des guichetiers, etc, etc, etc....

Je suis un peu gêné quand j'entends qu'on qualifie les grévistes de privilégiés. Beaucoup d'entre eux n'ont pas des salaires mirobolants et certains ont des travaux réellement pénibles. Je comprends que les usagers soient en colère après eux car les trajets quotidiens pour aller bosser, déjà pénibles en temps normal, deviennent carrément un enfer en période de grève. Je crois cependant que la rancoeur envers les grévistes est plus due aux nuisances qu'ils causent dans le quotidien des gens qu'à l'absence de légitimé de leurs revendications. Même les personnes qui sont habituellement plutôt modérées n'ont pas de mots assez durs pour vilipender ces privilégiés qui bloquent le pays pour défendre des avantages d'un autre âge. Quand j'ai récemment osé dire dans une soirée que le terme de prise d'otage était peut-être un peu excessif, je me suis fait gentiment rembarré, comme si j'avais lancé une provocation. Une demoiselle m'a même dit qu'elle estimait que les grévistes étaient responsables de certains décès en voiture parce que des gens prenant habituellement les transports en commun avaient pris leur voiture, étaient morts dans un accident et seraient toujours vivants s'il n'y avait pas eu de grève. Faut quand même pas exagérer!

En période de grève, de surcroît, beaucoup de fantasmes demeurent. Le mouvement de grève ne se justifie que parce que les grévistes perdent des journées de salaire dans ces cas-là. Cela paraît légitime et donne un sens à leur mouvement et pourtant, pas mal de braves gens viendront vous dire que les syndicats disposent de fonds spéciaux pour payer aux grévistes l'équivalent des journées de salaire perdues alors que ce n'est absolument pas avéré. De même, les sabotages qui ont été perpétrés ne sont que le fruit d'une minorité et bien qu'étant graves, ne sont pas des actes criminels mais tout au plus des délits pénaux. Il n'y pas eu de mise en danger de la vie d'autrui, il faut garder le sens de la proportionnalité.

Je reconnais que mon jugement est peut-être biaisé par le fait que j'habite à Paris et même si la grève m'a gêné, j'en ai eu au pire pour 45 minutes à pied pour aller bosser. Moi aussi, j'étais agacé par l'affluence dans les rames de métro, l'attente sur les quais, l'incertitude sur l'arrivée prochaine ou non d'une rame en station. Par ailleurs, je suis fonctionnaire et je n'ai donc pas été soumis à la même pression pour aller bosser que des salariés du privé. Même ma copine de Montpellier a quand même pu venir à Paris le week-end dernier malgré la grève des TGV.

Il y a aussi des choses que je n'ai pas comprises. On nous parle d'aligner la durée de cotisation sur celle du régime général et de la faire passer de 37,5 ans à 40 ans. Or, je sais que beaucoup de gens partent en retraite à 50 ans (conducteurs), voire 55 ans pour les personnels non roulants. Autant de personnes qui ne cotisaient forcément pas 37,5 ans et demi (rares sont ceux qui peuvent conduire des trains dès 12 ans et demi) et pour lesquels la hausse de la durée de cotisation théorique ne changera rien s'ils continuent à toucher une retraite à taux plein dès 50 ou 55 ans. J'ai entendu ici et là que les bénéficiaires des régimes spéciaux cotisaient plus que les autres pour avoir une retraite pleine, même si le régime spécial est vraiment déficitaire. Ceux qui veulent stigmatiser les grévistes n'en parlent pas. De même, dès le début, les conducteurs adhérents à la fédération générale autonome des agents de conduite auraient obtenu des avantages compensant les inconvénients dus à leur nouveau régime de retraite. Pourquoi simplement eux? De quels avantages s'agit-il? Qui va en payer le coût??? Aujourd'hui, la grève cesse mais quels avantages a-t-on accordé aux grévistes? Est-ce cela ne va pas annuler l'économie attendue de la réforme des régimes spéciaux de retraite? Tant de questions importantes sans réponse à l'heure où l'on nous abreuve d'informations parfois anecdotiques.

Que dire de l'attitude du gouvernement? Sarkozy a été d'une discrétion inhabituelle pendant les grèves, lui qui est d'habitude omniprésent jusqu'à la saturation, avant de déformer une citation de Maurice Thorez pour servir son propos. Les deux parties ont fait mine de négocier, les grévistes faisant du renoncement du gouvernement à l'essence même de la réforme la condition du début des négociations, le gouvernement faisant de l'arrêt de la grève le préalable à toute négociation, un peu comme si quelqu'un vous proposeit un débat mais n'acceptait de commencer à débattre qu'à la condition que vous lui promettiez qu'au final, vous direz être d'accord avec lui. Bien curieuse méthode pour une négociation.

Ce que je retiendrai des grèves, c'est que paradoxalement, autant les situations peuvent basculer rapidement dans la violence en période de tension et de forte affluence dans les transports. Pourtant, le covoiturage nous montre aussi (ma mère le vérifie souvent) que les gens sont capables de se serrer les coudes et d'être solidaires dans les moments difficiles. J'ai moi-même hébergé ma petite cousine qui sans ça, n'aurait pas pu rentrer chez elle et je laisse Jeff rentrer sa moto dans mon garage, sans quoi il n'aurait pas pu venir chez ma soeur comme il le fait habituellement.

Désolé, c'était long mais je rattrape mon retard. La grève, c'était chiant mais ne perdons pas le sens de la mesure et gardons bien à l'esprit quelle serait notre attitude si nous étions à la place des cheminots, bien qu'eux ne se mettent pas forcément à notre place. Ils n'ont guère d'autres moyens de se faire entendre et tant qu'il n'y a pas sabotage ni d'obstruction au travail pour les cheminots non grévistes, ne dramatisons pas la situation.

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Lundi 12 novembre 2007

Ce week-end, je me suis offert une parenthèse milanaise pour aller voir Fouz'Daddy. Ca s'est organisé un peu tard et fidèle à sa pudeur habituelle, elle m'avait dit que si les billets d'avion réservés tardivement coûtaient trop cher, je pouvais différer ma venue là-bas. La bougresse mourait d'envie que je vienne lui rendre visite (j''étais d'ailleurs très pressé de voir comment elle était installée) mais elle est trop fière pour le dire clairement, ;-)!

Bref, le voyage jusqu'à Milan s'est bien passé et j'étais assez fier de m'être débrouillé pour arriver à bon port parce que c'était pas si évident. Les low cost, c'est gentil (Easyjet pour ne pas les citer, leur service étant très correct) mais ça ne vous emmène pas forcément à l'aéroport le plus pratique pour accéder au centre ville. Moralité, à Milan, si vous décollez de Charles de Gaulle, vous atterrissez à Malpensa Milano. Après, il faut prendre un bus gratuit qui vous emmène du Terminal 2 au Terminal 1, où vous prenez le Malpensa Express (un nom digne d'une attraction de Disneyland Paris) qui vous emmnène à Cadorna, où vous êtes enfin arrivés au centre de Milan.

A l'arrivée sur le quai, j'ai sauté dans les bras de Fouzia. Le paradoxe est que nous ne nous étions pas vus depuis 3 semaines et que pourtant, quand nous nous sommes retrouvés, ça a d'abord été comme si on s'était quitté il y a des mois. Une demie-heure plus tard, on discutait comme si l'on ne s'était jamais quitté. Ca fait drôle de retrouver une amie que l'on a toujours vu en France, sauf en vacances, dans un pays étranger. Il y a comme une anomalie, comme une fissure spatio-temporelle.....

En tout cas, elle est bien installée et je ne m'inquiète pas pour elle. Après tout, elle a déjà fait plusieurs séjours prolongés à l'étranger et je sais qu'elle a de grandes capacités d'adaptation. J'étais très content d'être le premier à aller la voir en tout cas. Milan ne m'a pas fait une impression extraordinaire. C'est une ville assez grande, mais moins que Paris. L'avantage c'est que l'on y ressent un certain dynamisme sans pour autant retrouver la frénésie parisienne. Les rues sont plus aérées et les zones piétonnes sont assez nombreuses. Forcément, les pizzas et les pâtes y sont bien meilleures qu'en France. Les italiens ont été à la hauteur de leur réputation, souvent overlookés et parlant très fort.

Même si j'aime voyager, à chaque fois que je quitte la France, je me rends compte à quel point je l'aime. Je suis profondément attaché à mon pays, c'est ici que je me sens chez moi. La langue, la culture, la cuisine, tout ici m'est familier et me donne une impression rassurante.

Bref, on a passé un bon week-end même si l'on n'a rien fait d'exceptionnel. Les deux monuments marquants que j'ai vus sont la forteresse et le duomo. J'étais en tout cas très content d'avoir vu Fouzia, d'autant qu'elle a l'air de se plaire à Milan. D'ailleurs, elle s'est déjà fait des copines dans sa boîte et elle connaît pas mal de gens en Italie de ses expériences précédentes, elle n'est donc pas abandonnée. Vivement qu'elle revienne en France!

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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