Jeudi 1 novembre 2007

L’égocentrisme consiste à concevoir le monde de son seul point de vue. Il s'agit d'une tendance à ramener tout à soi, à se sentir le centre du monde (source: Wikipedia). J'ai eu envie d'écrire ce post suite à un constat que j'ai fait récemment (enfin, tout au moins, ce genre de constats que vous faîtes un jour suite à une accumulation de petites choses).

Nous sommes tous plus ou moins égocentriques et centrés sur nous-mêmes. Après tout, cela est assez normal et est censé nous permettre d'atteindre un certain bien-être. Cependant, je crois que certaines personnes ont une fâcheuse tendance à tomber dans l'excès d'égocentrisme. Le plus surprenant est que ce sont souvent les premiers à prétendre qu'ils aiment les gens. Pas étonnant qu'ils aient besoin de le dire lorsque leur comportement ne permet pas vraiment de tirer une conclusion dans ce sens.

J'ai dans mon entourage une demoiselle dont j'ai toujours remarqué qu'elle ramenait tout à elle; Il s'agit du genre de personnes à qui il ne faut pas demander comment ça va ou pire, lui demander ce qui ne va pas. Le problème c'est qu'elle fait une tronche de six pieds de long par moment, tant et si bien que si vous ne vous inquiétez pas de son sort, vous passez pour un salaud d'indifférent et si vous prenez de ses nouvelles, vous mettez le doigt dans un engrenage sans fin. Au-delà de ça, cette demoiselle a aussi le chic pour détourner les sujets de conversation. Elle ne va pas se contenter de rebondir sur ce que vous dîtes, elle va tout simplement raconter l'une de ses expériences, certes en rapport avec le sujet de conversation initiale, mais qui lui aura permis de focaliser l'attention sur elle.

Dans le même genre, je connais une autre demoiselle (ben ouais, désolé, mais dans mon entourage, y'a plus de meufs que de mecs et comme je crois que les nanas sont en général plus égocentriques que les gars....) qui a le don de venir vous voir pour s'épancher sur ses problèmes auprès de vous. Elle déclame son couplet de sorte que celui-ci confine au monologue et quand elle a terminé, elle vous lâche un bienveillant "au fait, ça va, toi?". Voyant que la question a plus pour but de se donner bonne conscience que de réellement savoir comment vous allez, vous répondez généralement par un bref "Oui, oui, ça va bien, merci".

Bref, ce genre de personnes présente au moins l'avantage de me permettre de me consoler. J'ai parfois l'impression d'être trop centré sur moi-même mais je pense quand même que par rapport à la moyenne de la population, je ne m'en sors pas si mal. J'essaie de prendre régulièrement des nouvelles de mes amis et de les écouter lorsqu'ils ont des problèmes. Il n'est pas toujours évident d'être disponibles pour ses amis lorsqu'ils en ont besoin mais l'important est d'essayer, et la plupart du temps, d'être là pour eux.

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Dimanche 28 octobre 2007

Je profite de cet article pour exprimer en préambule le fait que je n'ai pas du tout aimé ce film. On (enfin, on, pas mal de personnes dans mon entourage en tout cas, dont certains sont réputés pour leurs goûts cinématographiques assez sûrs, même si tout est relatif) m'en avait dit le plus grand bien et j'ai finalement été très déçu. Il faut dire aussi que j'étais allé le voir dans l'un de ces moments de déprime automnaux qui ne me rendent pas indulgents sur grand-chose, le genre de moments où il vaut mieux aller voir des comédies. Bref......

Ne déduisez pas de mon couplet sur le film "La vie des autres" que j'ai placé des micros dans les appartements de mes voisins. Je n'en ai de toute façon pas besoin, étant donnée la piètre insonorisation de mon immeuble. Simplement, la vie des autres m'a toujours fait réfléchir. En bon insatisfait chronique, je trouve presque toujours que la vie des autres est plus chouette que la mienne. Certes, celui-là est gay mais au moins, il est maqué, ce n'est pas comme moi. OK, celui-ci est aussi célibataire que moi mais au moins, il a déjà vécu des passions amoureuses, de quoi se plaint-il? Cette famille a du mal à joindre les deux bouts, pas comme moi, d'accord, mais en attendant ils sont heureux ensemble et ne connaissent pas les mêmes problèmes que ceux que ma soeur et moi avons rencontré avec notre père. Finalement, c'est comme s'il fallait toujours que je sois le plus malheureux alors que je sais fort bien que c'est loin d'être le cas.

Pour autant, je n'éprouve pas de réelle jalousie envers les autres mais parfois, j'aimerais juste être à leur place, tout en sachant que si c'était le cas, c'est à la mienne que je souhaiterais être (il en a de la chance, le célibat, c'est aussi synonyme de grande liberté). En ce moment, je m'intéresse à la vie d'une nana que je connais et qui se sépare de son copain parce que celui-ci vient de découvrir qu'il est probablement gay. Ils se sont d'ailleurs livrés à un aimable règlement de comptes lors d'une soirée chez un ami commun la semaine dernière. Ca démontre que même quand en façade, la vie des autres semble épanouissante et équilibrée, la réalité vécue est parfois tout autre. Je me demande si lorsqu'en apparence déjà, les choses semblent difficiles, cela signifie que c'est carrément invivable ou est-ce que cela veut juste dire que c'est comme partout ailleurs mais que les apparences sont simplement conformes à la réalité au lieu d'être trompeuses??

A part ça, la Star' Ac vient de recommencer, je vais essayer de regarder le maximum des diffusions, en reconnaissant que c'est au moins autant leurs petites querelles ridicules qui m'intéressent que leurs progrès artistiques. Je suis aussi monté chez mes voisins cet après-midi pour leur dire que leur musique me dérangeait. Ca m'a permis de savoi d'où elle venait et d'apprendre qu'ils "ne savaient pas que ça résonnait". Le type m'a eu l'air de bonne foi, j'espère qu'i fera les efforts auxquels il s'est engagé, pour ma vie à moi soit plus sereine et pour que je n'ai pas à entrer en conflit avec ces voisins et à appeler les keufs une fois par semaine comme j'avais du le faire avec les précédents. Où comment passer de La vie des autres au Goût des autres.

 

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Dimanche 21 octobre 2007

Je romps un silence virtuel de quelques semaines histoire de raconter un peu ma vie. Comme ce post va être un fourre-tout, je n'en déciderai du titre qu'à la fin parce que là, vraiment, chais pas......

C'est finalement bon signe que je n'aie pas trouvé le temps ou l'envie d'écrire. Ca montre que j'étais occupé à d'autres choses. Cette semaine n'a pas été riche en événements en tout cas. Il y a bien eu la grève des transports qui a été l'occasion de poser deux jours de congés histoire de me remettre d'une petite crève mais bon, pas de quoi en faire un fromage. Les grèves, ça me conforte dans l'idée qu'habiter à Paris est vraiment une chance puisque j'peux aller bosser à pied. OK, ça peut être un problème puisque l'excuse des transports tombe et qu'il faut quand même aller bosser, même en période de grève mais bon......

Vendredi, j'ai fait une rencontre sympa qui ne s'est cependant pas terminée comme je l'aurais voulu mais qu'importe. C'est dingue comme les mecs sur Internet peuvent être enteprenants avant de m'avoir rencontré et bien polis et tous sages une fois que l'on est dans le réel....

Samedi, j'ai passé la soirée avec ma soeur et des amis à elle, d'abord au resto puis à l'Elysée Montmartre. Au resto, on a eu droit  à un remake de 2001, odyssée de l'espace, sauf que là, ce n'est pas HAL 9000 qui nous a fait des misères mais un congélateur. Ben ouais, dans les unités de recherche, il y a des organismes et autres bizarreries stockés dans des congélateurs. Or, vous ne le saviez sans doute pas (on parle trop peu de ces choses-là si vous voulez mon avis), ces congélateurs sont reliés à une alarme qui envoie un message vocal sur le portable du personnel de permanence au cas où le congélo passerait au-dessus d'une certaine température. Ce qui est drôle, c'est que le message ressemble à la voix des centrales nucléaires ou des sous-marins atomiques, vous savez, celle qui dit "alerte orange, alerte orange". On croirait vraiment que l'automate va venir nous exterminer.... On a bien rigolé avec cette histoire sauf l'intéressée, arrivée en retard au resto à cause de cette alarme, qui s'est clairement victimisée en s'épanchant sur son triste sort de victime du congélateur farceur et qui a peu goûté nos plaisanteries, sur le mode "Passe-moi le congélo, j'vais lui dire deux mots à cet emmerdeur", lol!

Nous, ça nous a bien amusés, c'est le principal. Sus aux fâcheux!! Au retour, on a forcément galéré pour trouver un taxi et quand on a fini par en attraper un, après une demie-plombe d'attente dans le froid, le chauffeur nous a sorti tout un couplet sur les clients qui mentent sur leur destination pour qu'il accepte de les laisser monter et qui finalement, veulent se faire ramener en banlieue. Comme si les gens n'avaient pas le droit d'habiter en banlieue! Déjà qu'ils payent le taxi une fortune! Ah oui, au fait, j'vous ai pas dit, j'aime pas les chauffeurs de taxi parisiens, ils sont malaimables, chers et conduisent mal, et v'lan.....

Le dernier fait marquant du week end, c'est que ma meilleure amie s'est barrée à Milan pour 18 mois pour un boulot. Elle me manque déjà, comme si le fait de la savoir loin de moi augmentait l'impression d'éloignement. Je sais que l'on se reverra bientôt et que notre amitié peut facilement résister à l'éloignement mais son départ me chagrine quand même car on se verra forcément moins souvent qu'à l'époque où elle créchait en région parisienne. Heureusement, les compagnies low cost reliant Paris à Milan ne manquent pas. 

Allez, j'en reste là, bonne semaine à mes lecteurs persévérants et bonne fête aux fâcheuses, ben oui, parce que demain, le 22 octobre, c'est leur fête......

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Lundi 1 octobre 2007

Parfois, la vie nous envoie de drôles de signes. Je ne crois pas au destin. Je ne pense pas qu'une sorte de déterminisme régisse notre vie, sans que l'on puisse y échapper. Notre vie n'est que ce que nous en faisons et même les notions de chance et de poisse me paraissent suspectes, comme des portes ouvertes à la facilité.

Pourtant, ces temps-ci, je dois dire que je me suis posé quelques questions, tout simplement parce que certains événements pouvant avoir des conséquences les uns sur les autres se sont produits dans un laps de temps assez court. Il y a deux semaines, à mon travail, j'ai appris qu'un poste ayant trait au secteur de l'automobile se libérait. Or, comme je l'ai expliqué, et même si d'aucuns me dénient le droit de revendiquer le titre de passionné de l'automobile, je suis un amateur de bagnoles. Si j'avais accepté ce poste, j'aurais en plus été sous l'autorité d'un type que je connais, plutôt sympa et assez  mignon, ce qui ne gâte rien. A ce moment-là, il n'était pas question que je quitte mon poste actuel.

Le jour suivant, mon boss m'a envoyé un mail incendiaire totalement injustifié, que j'ai évidemment très mal pris. Je suis néanmoins parvenu à ne pas lui répondre immédiatement par mail sur le même ton et j'ai rongé mon frein pendant deux jours avant d'aller finalement m'epxliquer dans son bureau et de lui dire calmement ma façon de penser. Cela dit, je me suis interrogé sur mon envie de changer de crèmerie, de changer de secteur, pour éviter le risque d'encroûtement. En plus, nous sommes dans une période de réforme tous azimuts qui hypothèque grandement la pérennité du dispositif législatif sur lequel je bosse actuellement. Bref, ça faisait beaucoup de choses qui auraient du me conduire à écouter ces signes. Cependant, j'me suis finalement dit que je ne pouvais pas prendre une telle décision sur un coup de tête, juste à cause d'une réaction débile de mon boss. Conclusion de cette branlette intellectuelle: JE RESTE!

Le hasard a aussi envoyé quelques signaux à une grande amie à moi. En fait, elle avait la possibilité de récupérer une piaule pour pas cher, possibilité qui n'a finalement pas pu se concrétiser. Ensuite, elle a appris que la personne (très sympa et volontaire) qui s'occupait de son dossier 1 % logement avait quitté le service. Tout ça hypothéquait grandement ses chances de quitter la baraque de ses parents. Au même moment, une grande banque lui a proposé un VIE en Italie, comme si la vie voulait lui montrer que les opportunités les plus intéressantes pour elle ne sont pas en France. A la différence de moi, elle a écouté ce signal et va donc s'en aller loin de moi quelques temps, ce qui me désole. Cependant, je crois qu'elle a raison et que le fait de refuser une telle offre aurait été une grossière erreur.

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Jeudi 13 septembre 2007

Me revoilà après deux semaines passées en Crète avec Fouz'Daddy. Des vacances sympathiques et ensoleillées qui auront été marquées par quelques péripéties finalement sans grande gravité. Et puis, ça fait toujours des anecdotes de vacances à raconter. En tout cas, j'ai appris une curieuse nouvelle à mon retour qui m'a donné à réfléchir.

En fait, j'ai appris par des amis du boulot qu'une cadre de haut niveau de mon administration était décédée accidentellement. Elle avait 47 ans et était pressentie pour devenir la big boss de mon service. Il se trouve qu'elle avait une réputation assez peu flatteuse. Certes, elle était célèbre pour sa compétence et son exigence professionnelle, mais elle était aussi redoutée pour son autoritarisme et finalement, sans doute assez peu appréciée de ses subalternes. Je ne crois en effet pas que l'on puisse apprécier quelqu'un que l'on craint. Pour ces différentes raisons, personne n'avait envie dans mon service, qu'elle en prenne la direction. Du coup, je me suis posé des questions.

Au-delà de l'émotion légitime des premiers instants, due au fait que l'on avait croisé cette personne il y a quelques semaines, qu'elle était en parfaite santé et que ce décès n'était en aucun cas prévisible, je me suis demandé quel souvenir cette personne allait laisser à celles et ceux qui l'ont connue, côtoyée ou qui ont simplement entendu parler d'elle.

Je doute qu'elle leur laisse à proprement parler un bon souvenir, même si personne ne souhaitait son décès et qu'elle n'avait pas mérité un tel sort. Il n'empêche que sans avoir en permanence à l'esprit la perspective de notre décès, je crois que nous devrions fréquemment nous poser cette question. On pourrait associer cette démarche avec la suivante: il faudrait essayer de ne pas faire à autrui ce que l'on ne voudrait pas qu'autrui nous fasse. De même, on pourrait s'efforcer de ne pas commettre d'actes qui nous laisseraient un mauvais souvenir de celui qui les auraient commis et décèderaient peu de temps après. Certes, après notre décès, on peut se dire que l'on ignorera comment notre mort est perçue alors après tout, on pourrait s'en foutre. Mais je ne crois pas que ce soit bon.

Je me demande ce que cette personne (la femme récemment décédée) a ressenti lorsqu'elle a su que sa dernière minute était arrivée. Est-ce qu'elle a réfléchi à l'image qu'elle nous laisserait? Est-ce qu'elle s'est demandée comment elle aurait agi si elle avait su qu'il ne lui restait que quelques jours ou semaines à vivre? Aurait-elle moins travaillé et davantage profité de la vie? Aurait-elle été plus humaine, moins tyrannique? Aurait-elle relativisé davantage les enjeux de son travail? Personne n'aura jamais la réponse à ces questions. Je ne peux guère que me les poser pour essayer de les résoudre à mon sujet. Je ne préfère pas trop y penser car je ne crois pas que mon décès soit proche. J'essaie juste de faire en sorte de ne rien regretter, ni dans ce que je fais, ni dans ce que je m'abstiens de faire, et de faire le bien, ou tout au moins de ne pas faire de mal. Ca paraît peu de choses mais c'est déjà beaucoup à mon échelle.

A un poncif que je lui adressais par mail après avoir  appris le décès de la fameuse cadre de haut niveau (la vie nous joue de drôles de tours....), un ami érudit, véritable encyclopédie vivante en moins ennuyeux et plus amusant, m'a répondu ceci: sic transit gloria mundi. Ainsi passe la gloire du monde, donc, ou quand la vie nous rappelle que nous sommes peu de choses.

Je répète donc un message qui avait fait l'objet d'un post il y a quelques temps: soyons vrais, soyons simples, soyons sincères, soyons nous, le meilleur de nous-mêmes, nous de toutes nos forces, en nous efforçant de vivre chaque jour comme si c'était le dernier.

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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