Ce post m'a été inspiré par une conversation que j'ai eu avec mon ami, Jeff. Il est sympa, Jeff, c'est mon ami belge à moi que j'ai, je sais qu'il se reconnaîtra. Il est sympa mais des fois, il a des avis qui me semblent un peu curieux. Alors bon, ça veut pas dire qu'il ait systématiquement tort, m'enfin, tout de même, ça inspire la méfiance.
On est venus je ne sais trop comment à parler de ma relation avec ma meilleure amie, sans doute parce que je pars en vacances deux semaines avec elle prochainement. Il a alors affirmé que notre relation ressemblait à quelque chose de plus fort que de l'amitié, que ce n'était pas normal de se voir autant en étant seulement des amis et que forcément, ce type de relation n'était pas destiné à survivre à la "mise en couple" de l'une ou des deux personnes qui la vivent.
J'ai été assez surpris par sa remarque. En fait, ma relation avec ma meilleure amie est sans doute la plus forte que je n'aie jamais eu avec quiconque de toute ma vie. Même si j'aime énormément ma soeur, je dois avouer qu'il y a des choses que je dis à ma meilleure amie et que je ne dis pas à ma soeur, ou alors pas en prmeier. Par ailleurs, alors que tous les plaisirs et les bonheurs éphémères que je peux vivre m'angoissent autant qu'ils me rendent heureux parce que je sais pertinemment qu'ils ne sont pas destinés à durer, je ne ressens pas cela au sujet de ma relation avec ma meilleure amie. Même si je sais que ça peut ne pas durer toute la vie (les gens changent, s'éloignent, se mettent en couple....), je n'imagine pas ma vie sans elle actuellement, et même pas ma vie sans la relation que nous avons actuellement.
Je crois être au clair dans ma tête sur les sentiments que j'éprouve pour elle et je peux dire que ce n'est pas de l'amour, juste une amitié, une très forte affection. Je sais aussi que même si nous nous donnons mutuellement des nouvelles quotidiennement, il n'y a rien d'étouffant dans notre relation. D'abord, parce que nous avons plaisir à le faire, ensuite, parce que cela ne nous empêche pas de nous faire d'autres amis et de faire des rencontres par ailleurs. Il n'y a rien de malsain ni d'ambigu dans nos rapports. La seule réserve à cette assertion, c'est que parfois, je ressens des sentiments égoïstes et je me sens menacé par les amis qui prennent une place croissante dans vie, en me disant que le temps n'est pas extensible et que celui qu'elle leur consacre ne me sera pas consacré. Mais je reviens rapidement à des sentiments plus nobles, d'autant que j'ai moi-même d'autre amis et qu'une amitié qui devient exclusive n'en est plus vraiment une ou n'est plus que cela.
En bref, est bizarre, ce Jeff, sympa mais bizarre. En plus, il lit ce blog, il va hurler, c'est certain.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Ca ne vous aura sans doute pas échappé, étant donnée la large diffusion dont l'événement a fait l'objet dans les médias, mais l'INSEE a récemment pondu une étude dont les résultats démontrent que les personnes en couple vivent plus longtemps que ceux qui habitent seuls. Il y a des nuances selon les données relatives à chaque individu mais c'est quand même la tendance générale qui se dégage.
Un peu avant le 14 juillet, j'ai pris une curieuse décision. En fait, tout a démarré quelques semaines auparavant. J'avais remarqué à la cantine administrative un jeune homme, assez mignon bien qu'un peu fin et petit à mon goût, dont je me rappelais. En fait, il était dans la même école de formation que moi en 2005 et à l'époque déjà, j'avais cru remarquer qu'il me lançait des regards insistants. Je ne suis pourtant pas du genre à me faire des idées mais dans le doute et le cadre professionnel étant mal adapté aux amourettes, je me suis abstenu.
Début juillet (ah, fichu ordinateur, à cause de lui, les informations qui suivent relèvent plus du réchauffé que du scoop, m'enfin...), j'ai revu le fameux anglais, l'un de mes contacts Internet que j'avais rencontré en décembre de l'an dernier et qui m'avait dit souhaiter que l'on se revoit comme amants. Ce qui est drôle, c'est qu'au départ, j'avais souhaité le revoir rapidement et aujourd'hui, je me dis que le fait de le voir ou de le revoir m'est complètement égal. A la limite, je dirais même que je souhaite ne pas le revoir. Bref, je m'égare.....
Au début de cette semaine, j'ai eu une sorte de crise de personnalité. L'expression paraît un peu excessive même s'il est difficile au premier abord de savoir ce qu'elle signifie. En fait, tout est parti d'une remarque que m'a faite la petite stagiaire du boulot. Je ne sais plus comment c'est venu dans la conversation mais elle m'a balancé, sans doute sans intention de me vexer et avec toute la spontanéité qui est la sienne, que j'étais difficile à vivre.