Mardi 12 juin 2007

Vendredi dernier, j'ai fait une rencontre du troisième type. C'est d'ailleurs vrai dans les deux sens du terme. En effet, c'était le troisième type que je rencontrais cete année (enfin, en fait, c'état le 4e mais comme l'anglais, j'avais fait sa connaissance l'année dernière, ça ne compte pas vraiment et pis en même temps, rencontre du 4e type, ça ne permet aucun jeu de mots, eh ouais, eh ouais, eh ouais!).

C'était aussi une rencontre du 3e type parce qu'elle a été assez inhabituelle. Bon d'abord, je me  suis retrouvé intégré dans une soirée dont le programme était déjà déterminé et pour lequel je n'avais pas forcément le choix. C'est drôle mais dans les rencontres, les premières minutes sont toujours cruciales. Les premières impressions sont en général les bonnes, vous sentez très rapidement si le courant passe ou non. En l'occurrence, j'ai clairement senti que mon physique ne lui convenait pas, j'ai lu dans son regard cette lueur très rapide de déception qu'il a ensuite contrôlée très vite. Au début, je le trouvais physiquement assez quelconque mais après réflexion, je me suis dit qu'il n'était pas si mal.

Nous voilà donc partis pour aller au théâtre des variétés voir le one woman show de Clémentine Célarié. On échange quelques mots sur le trajet, mine de rien assez long (de République à Grands boulevards), il fait un boulot intéressant (il bosse dans une ONG de lutte contre le SIDA) mais parle bien plus que moi, signe éclatant du malaise qui m'habite. Je me suis donc retrouvé dans cette galère et heureusement que je n'avais pas payé ma place sinon, j'aurais été furax.

En fait, j'ai trouvé le spectacle de Célarié complètement nul. Elle est dans la caricature, joue des personnages complètement éculés et très surjoués, gesticule sans arrêt pour occuper l'espace et dissimuler la vacuité de ses propos. Elle n'est pas drôle, la mise en scène est médiocre et le décor aurait gagné à ne pas exister plutôt que d'être aussi pauvre et laid. Elle a vainement essayé d'impliquer le public dans le spectacle mais ça n'a produit aucun effet hilarant, loin de là. La mécanique tournait désespérément à vide et le pire, c'est que beaucoup de gens dans la salle riaient aux éclats.  En tout cas, je vous déconseille ce spectacle, il est affligeant.

C'était tellement insupportable que le type a proposé que l'on s'en aille avant la fin, au bout de deux heures de calvaire. J'ai évidemment acquiesé et nous avons quitté lé théâtre. Ensuite, on a marché jusqu'à Voltaire, ce qui fait un bout, mine de rien, en parlant de certaines choses avec tout le confort qu'implique le fait de le faire en marchant. Peu de temps avant d'arriver à Voltaire, il m'a lancé sur la politique en me disant qu'il était antisarkoziste, etc, etc.... Je ne suis pas entré dans la polémique jusqu'à ce qu'il me dise que pour lui, la suppression des droits de succession était symbolique de tout les aspects négatifs de la politique de Sarkozy. Il m'a asséné ça de façon si péremptoire (especially for you, Bruges, cacedédi!!) que je lui ai dit que je n'étais pas du tout d'accord. On a débattu un peu, debout comme deux cons sur la place Léon Blum avant que je n'écourte le débat pour cause de conditions matérielles défavorables!

On s'est ensuite séparés en sachant que l'on ne se reverrait jamais. C'était une rencontre pour rien, en fait. En même temps, ça avait mal commencé puisque quand je l'avais appelé, il ne se souvenait même pas de moi alors que l'on avait dialogué sur le tchat la veille de mon appel. Quand je vous dis que les premières impressions sont souvent les bonnes......

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Lundi 4 juin 2007

Ce matin, j'ai été victime d'une sorte d'outing. Les outings, c'est un peu comme les OPA, certains sont hostiles et d'autres sont sinon amicaux, tout au moins faits sans volonté de nuire mais plutôt par maladresse. Celle qui en a été l'auteur est la fameuse stagiaire dont j'ai déjà parlé ici. Elle est bourrée de qualités et très attachante mais parfois, elle manque un peu de discrétion.

Je vous plante le décor. Nous étions au rez-de-chaussée du bâtiment dans lequel je bosse avec une autre stagiaire qui vient d'arriver au bureau et un collègue qui est également un ami et qui sait ce qu'il en est pour moi. Derrière moi se trouvait un type qu bosse au même étage que nous et que l'on n'apprécie pas spécialement. Là, je tance gentiment la stagiaire (la plus ancienne) sur le fait que son haut me semble un peu trop décolleté pour une jeune fille convenable et de bonne famille comme elle. La bougresse me répond alors que de toute façon, ça ne m'intéresse pas, moi. Forcément, le gars qui était juste derrière moi a parfaitement entendu et je doute qu'l y ait 50 conclusions à en tirer. A mon avis, il a forcément compris que j'étais de la jaquette. Certes, je me fiche de ce qu'il pense de moi mais au boulot, il est bien l'une des dernières pesonnes à qui j'en aurais parlé. La nouvelle stagiaire en a forcément aussi tiré la même conclusion, d'autant que mon embarras et la couleur rouge pivoine qu'a pris mon visage ne pouvait laisser aucun doute sur mon embarras. Il y avait eu un précédent vendredi, avec une phrase telle que "Laurent aurait bien aimé faire un stage chez les pompiers".

Je lui ai quand même gentiment dit que si elle pouvait faire preuve d'un peu plus de discrétion, ce serait quand même plutôt pas mal. Ce qui est curieux avec les gens, c'est que dès lors que vous ne faîtes pas spécialement mystère de votre homosexualité, l'information tombe en quelque sorte dans le domaine public, comme si cela autorisait les gens à disposer de l'information et à en faire état en public comme s'il s'agissait de quelque chose d'anodin.

Ca m'a rappelé l'affaire Roméro qui a éclaté il y a quelques années, par rapport à l'outing dont celui-ci avait été victime de la part d'un journal gay gratuit. Pendant le procès intenté contre ce journal pour violation de la vie privée, il avait été opposé au plaignant qu'il ne s'agissait pas d'une atteinte à sa vie privée au motif qu'il s'apprêtait à évoquer son homosexualité. Cet argument ne me paraît pas recevable et n'a d'ailleurs pas été retenu par le tribunal, qui a condamné le journal. Seule la personne concernée peut disposer des informations relatives à sa vie privée et personne n'a le droit de décider à notre place qui doit savoir ou non certaines choses.

En bref, je n'en veux pas à la petite stagiaire, je sais qu'elle est vive et spontanée et ne cherchait pas à me nuire mais certaines mises au point méritent quand même d'être faites pour éviter des dérives fâcheuses.

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Mardi 29 mai 2007

Je n'ai pas de statistiques précises sur la question mais j'ai l'impression que la grande majorité des accidents aériens se produisent soit au décollage, soit à l'atterrissage. En matière de rencontres, je suppose que c'est plutôt l'atterrissage qui est la phase la plus délicate. En tout cas, avec le fameux chef de cabine, je crois que l'on peut dire que je me suis crashé. Plus de peur que de mal, heureusement, comme d'habitude.

En fait, il m'a annoncé ce soir, sur le chat, qu'il préférait me dire la vérité et qu'il n'éprouvait pas de sentiments amoureux à mon égard. Il a raison sur une chose(au moins), c'est que la séparatinpermet de se rendre compte que la personne absente vous manque ou qu'elle ne vous manque pas. J'en déduis qu'au cours de ces 10 derniers jours, je ne lui ai pas manqué. A l'inverse, je dois dire que j'ai beaucoup pensé à lui pendant la même période. Et puis, avec tous ces avions à l'aller comme au retour de mon voyage, forcément, c'était difficile de pense à autre chose.

Le bilan que je peux dresser à froid est assez misérable. Je ne vais pas tomber une fois de plus dans la victimisation et jouer les pauvres choses esseulées, ce n'est ni intéressant à lire, ni agréable à jouer comme rôle. De surcroît, je ne peux pas lui reprocher de m'avoir promis monts et merveilles. Nous ne nous sommes vus que deux fois et j'étais parvenu à ne pas trop me monter le bourrichon, préférant être prudent et agréablement surpris plutôt que de tomber une fois de plus de haut. Je lui ai en tout cas trouvé de qualités que j'ai rarement rencontré chez un homme.

Je vais donc essayer de passer à autre chose le plus rapidement possible histoire de ne pas perdre trop de temps. C'est précieux le temps, parfois, il ne passe pas assez vite à notre goût et pourtant, on en a tellement peu, c'est toujours trop court, une vie. Quand mon grand-père est décédé en 2000, ma mère a dit quelque chose d'assez pertinent, dont je me souviens, malgré l'émotion très forte qui nous étreignait tous à ce moment-là. Elle a dit la chose suivante: "C'est toujours trop tôt".

Bref, je m'égare. Ce qui me trouble, c'est que d'un côté, il me dit ne pas avoir de sentiments amoureux à mon égard, même s'il l'aurait bien aimé (jusque là, ça va, je comprends....) et d'un autre côté, il me dit que ça ne signifie pas pour auant qu'il ne veut plus me voir ni être tendre avec moi. Et là, plusieurs questions me viennent à l'esprit. Dois-je continuer à le voir de temps en temps? Sera-ce plus douloureux qu'agréable si je m'aperçois (ce dont je ne suis pas certain actuellement) que j'éprouve de forts sentiments à son égard? Et quelle place aurais-je dans sa vie? Je ne souhaite certainement pas être une solution d'attente en attendant qu'il tombe amoureux d'un autre homme. De même, je ne dois certainement pas me priver de faire d'autres rencontres qui pourraient déboucher sur une relation amoureuse alors qu'aucune perspective sérieuse et durable n'est envisageable avec Greg.

Je verrai bien quelle est son attitude et j'adapterai ensuite la mienne. Je me console en me disant qu'il n'aime pas dormir avec quelqu'un alors que moi, j'adore ça et que malgré ses 18 jours de temps libre par mois, le fait d'être chef de cabine n'est pas la profesion qui permette la vie de couple la plus stable. A quoi sert d'avoir du temps libre si les jours off ne tombent jamais en même temps que ceux de son copain?

Bref, ce soir, il y a Grey's anatomy et j'adore cette série. Il y a toujours la séquence larmoyante qui va bien, ;-)!

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Jeudi 24 mai 2007

Lundi dernier, je suis revenu de mes vacances passées à Chypre avec ma mère. Ben ouis, quoi, y'a pas qu Bob ze flash qui peut jouer les globe-trotters (Chine,Melun, Bécon les Bruyères, j'en passe et des meilleures!). A mon grand regret, ma soeurette chérie n'avait pas pu nous accompagner.

Avant le départ, j'avoue avoir eu une légère appréhension. D'un côté, j'étais content de changer un peu d'air vu que je n'avais pas quitté Paris depuis début août 2006. D'un autre côté, je raignaisun peu, en partant seul avec ma mère, qu'elle me fatigue ou quelle me mette un peu l'affiche, voire que l'on ait par moment rien à se raconter. Pourtant, Dieu sait si chacun de nous deux est très bavard et l'on s'entend bien mais bon, c'est quand même pas toujours évident pour autant. Finalment,ça s'est globalement bien passé, même si ma chère maman n'a pas pu s'empêcher de faire des siennes à quelques reprises.

En tout cas, Chypre est une île curieuse. A début, j'ai cru que l'on s'était trompé d'avion. Entre les voitures qui circulent à gauche, les gens qui parlent en anglais et utilisent la livre chypriote (la barbe, l'obligation de changer de l'argent, surtout quand maman en a changé trop malgré mes dizaines de mises en garde et qu'il faut acheter n'importe quoi à l'aéroport pour écouler les dernières livres restantes!!!) et tous les touristes anglais sur l'île (ce qui explique que le petit-déjeuner servi à l'hôtel ait été très ....anglais), je me suis dit que nous devions être au Royaume-Uni, d'autant que le ciel n'a pas été spécialement ensoleillé. 340 jours d'ensoleillement par an à Chypre, mes couilles, oui, ;-)!

Globalement, j'ai quand même été satisfait du séjour et je suis revenu avec quelques couleurs, c'est le principal. Ben ouais, quoi, ça ne sert à rien de partir en vacances si c'est pour que ça ne se voit pas sur le teint au retour! Hormis ça, lechypriote n'est pas forcément méchant mais il est tout de même assez rugueux, pour ne pas dire malaimable par moment. Les chauffeurs de bus auxquels vous demandez s'ils vont bien là où vous le souhaitez vous aboient dans un anglais approximatif que vous n'êtes pas dans le bon bus, même si le temps que vous l'ayez compris, il est déjà trop tard. Damned!

En tout cas, j'étais content de rentrer au bercail après une semaine de relatif dépaysement. Cependant, je me sens toujours dans un état bizarre quand je rentre de vacances, avec toujours une sorte de déprime latente, surtout quand il fait moche à Paris. Le fait aussi de ramener ma mère chez elle m'a conduit à voir mon père. On a discuté un peu mais en le voyant dans son petit jardin, je me suis dit que la vie qu'il menait me faisait de la peine.  Ca, c'est le "si on veut".

Le retour était quand même gagnant, parce que j'ai vu Fouz' Daddy dès le soir de mon arrivée, ce qui m'a fait un bien fou (en même temps,ça me fait toujours du bien de la voir, mais encore plus quand je rentre de vacances). Je n'avais qu'une hâte, après mon arrivée, c'était de la revoir pour lui raconter mes vacances. C'est dingue, mais être loin d'elle pendant huit jours m'est réellement pénible, j'avais l'impression de ne pas l'avoir vue depuis des semaines tellement elle me manquait. Le retour gagnant c'est que j'étais content de retourner au bureau mardi matin et de retrouver tous mes copains qui y travaillent. Je crois aussi que mes copains étaient contents de me revoir, la bambina notamment.

Le gagnant, si on veut, vient du fait que j'ai appris à mon retour au bureau que mon chef m'avait plus ou moins fait un coup de pute en virant mon nom d'un document auquel j'avais participé et m'a adressé une remarque sur mes horaires d'arrivée mercredi matin, alors que je ne suis pas en tort et que je pense être un employé consciencieux. Je lui ai répondu sèchement par messagerie avant de m'expliquer de vive voix avec lui l'après-midi, sans pour autant qu'il en sorte grand chose, cet homme pouvant être assimilé à une anguille. Il est très difficile de se confronter à lui car il prétend toujours en gros que vous vous êtes emballé pour rien et avez mal pris des propos qui ne traduisaient pas chez lui une intention de vous vexer ou de vous réprimander. Une fois de plus, mes couilles, ouais! 

Enfin, le dernier si l'on veut est lié à Greg. Je l'ai appelé dès mon retour de Chypre car il m'avait manqué et avec tous ces avions à l'aller et au retour, j'avais pas mal pensé à lui. Je lui laisse donc un message vocal lundi après-midi en lui proposant que l'on se voie le lendemain soir, sachant qu'il partait pour une semaine à Buenos Aires mercredi soir. Mardi soir, toujours pas de nouvelles. Je recommence donc à gamberger, à stresser et mettant ma fierté au placard, je me résoud à le rappeler. Ca ne répond pas, il me rappelle ensuite et me dit que sa grand-mère est gravement malade et qu'il est à son chevet avec sa famille. Il me promet de me rappeler le soir même ou le lendemain, avant son départ, puisque l'on ne pourra pas se voir avant son retour. Finalement, il n'a pas rappelé. Je verrai quelle sera son attitude et s'il rappelle à son retour.

Hier, j'avais à la main au bureau le bouquin que je lis actuellement, Gros câlin, de Romain Gary. Un collègue me demandait si c'était une manière d'afficher une demande d'affection. J'ai répondu que non. Pourtant, et si c'était vrai? 

 

 

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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Samedi 12 mai 2007

Ce soir, j'avais envie d'écrire mais ça va plus tenir du déversement en vrac de sentiments divers et variés que d'un réel article avec un fil conducteur et tout et tout, comme d'habitude. D'ailleurs, je n'écrirai le titre qu'à la fin en fonction de ce qui me sera passé par la tête.

Je suis en vacances à partir de ce soir et ce, jusqu'à mardi de la semaine prochaine. J'en avais besoin car je n'en ai pas pris depuis fin janvier et je commençais à sentir les effets de la fatigue et de la lassitude. Pourtant, ce soir, j'ai ressenti comme un pincement au coeur en quittant le bâtiment dans lequel je bosse. Non pas que je sois attaché à mon job en lui-même. Non, c'est plutôt que j'ai la chance inouïe d'avoir trouvé sur mon lieu de travail des gens extrêmement précieux et rares, qui sortent du lot dans le bon sens du terme chacun par une qualité différente qui les rend si attachants. C'est un peu mon problème, trop sensible, je m'attache trop rapidement, trop inconsidérément. Non pas que quiconque se soit jamais montré indigne de l'attachement que je lui ai porté (encore que), mais c'est plutôt que du coup, je suis vite chagriné d'être séparé des personnes que j'apprécie. La petite stagiaire n'a fait qu'accroître la conscience que j'ai de ce phénomène.

La bougresse est vraiment adorable et je lui ai fait au moins 10 bisous avant de me séparer d'elle et de prendre mon métro pour rentrer chez moi. Cette demoiselle est vraiment quelqu'un de rare et je crois pouvoir dire qu'elle a pris en quelques mois une place non négligeable dans mon coeur. Je parlerai d'elle plus longuement dans un prochain article.

Cette petite caille va quitter mon bureau fin juin et je sais d'ores et déjà que la pilule sera dure à avaler et qu'elle me manquera. Cela me renvoie à un éternel problème, celui qui me conduit à anticiper sur la fin des bons moments au lieu d'en jouir pendant qu'ils se déroulent. Même si je déconne et que j'apprécie le moment présent, je ne peux pas m'empêcher de penser que tout cela est éphémère et n'est qu'une parenthèse enchantée destinée à se refermer. Après tout, rien n'est destiné à durer éternellement alors autant se faire une raison. C'est déjà une telle chance que mon boulot ait mis sur mon chemin autant de personnes formidables, tant de gens ne côtoient dans leur taff que des personnes fades, ternes, voire déplaisantes, je ne dois pas bouder mon plaisir.

Le changement de temps a aussi participé à ce micro coup de pompe. Après une séance de sport, les choses allaient mieux. En sortant, j'ai découvert un message vocal de Greg, le chef de cabine, me proposant de le rejoindre pour un théâtre pour remplacer un de ses copains qui s'était décommandé. Je ne sais pas coment je dois le prendre. En tout cas, je l'ai rappelé, parallèlisme des formes oblige, en le remerciant de son offre, qui n'était d'ailleurs plus valable vue l'heure à laquelle je suis sorti de la salle de sport, et en la déclinant. Ca m'a agacé de me réjouir de son appel parce que je suis dans l'attente et que le moindre signe de vie de sa part me fait me sentir mieux. En même temps, tant que je ne le lui montre pas, ça va encore. J'espère que sa prochaine offre consistera en une recontre en duo qu'il aura souhaitée et non en un rattachement in extremis à une sortie culturelle préorganisée avec des potes à lui.

En tout cas, ma semaine de vacances à Chypre sera l'occasion de moins penser à lui et de ne pas lui donner de nouvelles pendant 8 jours. On verra à mon retour si la pénurie d'offre a revitalisé la demande, ;-)!

Par Laurent - Publié dans : gaybluecollection
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