Jeudi 21 février 2008
En
ce moment, je me sens un peu bizarre, comme troublé par un garçon qui a, je trouve, une attitude ambigüe envers moi. Je dois avouer que si sur le papier, le fait que les hommes (hétéros, s'entend,
car pour les homos, ça n'a jamais été un problème) assument de plus en plus leur côté féminin peut paraître séduisant, dans la réalité, ça me complique considérablement la tâche. Ca crée des
possibilités de confusion infinies puisqu'on en arrive à des situations dans lesquelles certains homos sont plus virils dans leur attitude (sans tomber dans la caricature inverse) que certains
hétéros. Résultat, ça conduit à draguer un gars qui n'est pas du tout intéressé et à passer à côté d'une proie potentielle sans la voir. C'est assez pénible.Le SLaMer (je l'appellerai ainsi, ça a le mérite d'être anonyme...) en est un exemple typique. C'est un type qui bosse au même endroit que moi. Avant de faire connaissance, j'm'étais dit qu'il pouvait être gay mais je n'en étais pas sûr. Au début, je ne le trouvais pas spécialement attirant, même si j'aimais bien son style et sa façon de s'habiller. Puis, j'ai appris qu'il était marié (avec une femme, forcément!). Je ne me suis donc pas posé plus de questions que ça. Ensuite, en faisant sa connaissance, j'ai découvert qu'il avait une personnalité très attachante. En fait, il est drôle, cultivé, toujours agréable et de bonne humeur. Bref, un type séduisant.
Jusque là, RAS. Ce qui m'a interpellé, c'est qu'il y a quelques temps, il m'a ramené chez moi après une soirée chez une amie commune et lorsqu'on est arrivé devant mon immeuble, il m'a proposé (sans doute pour plaisanter mais bon, il prenait quand même un risque car j'aurais pu prendre au mot) de prendre un dernier verre chez moi. J'ai pris ça sur le ton de la plaisanterie sur le coup et je lui ai rappelé qu'il était un homme marié. Cependant, en y repensant après, je me suis posé des questions. La semaine dernière, j'ai trouvé qu'il avait une attitude ambigüe envers moi. Il m'a même caressé les cheveux d'une façon assez agréable en public, ce qui m'a surpris et un peu émoustillé, je dois l'avouer. Une autre fois, il m'a donné des petites tapes sur les joues très amicales (pas violentes, j'entends...) et a essayé de chahuter gentiment. Bref, son comportement m'a troublé.
J'en ai parlé à un ami commun qui m'a dit que je me faisais sans doute des idées, que le SLaMer est un gars qui mettait du mascara au lycée. En gros, ça voulait dire que le SLaMer n'avait pas peur du qu'en dira-t-on, qu'il assume ce qu'il est et qu'ainsi, il ne se serait pas marié s'il avait ressenti des attirances pour les hommes. Son raisonnement se tient mais le nombre d'hommes mariés qui couchent avec des gars dans le dos de leur femme est, à mon avis, non négligeable. Je ne suis donc pas sûr que l'on puisse faire des généralités. Quoi qu'il en soit, ma fâcheuse expérience avec le type de l'informatique dont j'avais mal interprété le comportement m'a un peu guéri et m'incite à la prudence. Pour l'instant, je reste sur ma réserve en accueillant avec bienveillance ses petits gestes envers moi tout en essayant de ne pas en tirer de conclusions hâtives. J'aime mieux être un peu frustré que de me ridiculiser une fois de plus. Cela dit, le fait qu'il soit marié et que je connaisse (un peu, ce n'est pas une amie) sa femme ne me poserait aucun problème s'il me faisait une proposition. Ca fait peut-être de moi un enfoiré (un briseur de mariage??) mais j'estime n'avoir aucun engagement envers quiconque donc ce n'est pas mon rôle de refuser une proposition qui, au demeurant, ne me sera peut-être jamais faite. Wait and see.........
Dans mon entourage amical, c'est un peu la saison des déménagements. Pourtant, en général, les gens
choisssent plutôt les beaux jours pour changer de logis mais faut dire queà Paris, le marché est tellement tendu que lorsqu'on trouve un appartement qui n'est ni insalubre, ni dans un coin pourri,
ni hors de prix, ni minuscule, on ne fait pas la fine bouche et on le loue dès qu'il est disponible. Ceci explique sans doute cela.
Il y a quelques temps, je me suis mis à penser, à penser à ce qui relie les gens
les uns aux autres. Nous avons tous (ou presque) une famille, des amis, un copain, une copine, un mari, une femme, des collègues et tout un tas d'autres gens qui gravitent autour de nous et
composent ce que l'on appelle communément notre entourage.
... et tout est dépeuplé. C'est
un peu ce que j'ai ressenti vendredi, sans m'expliquer pourquoi ce sentiment est apparu à ce moment-là et pas à un autre. Même si cette phrase fait partie des proverbes qui semblent creux,
elle prend parfois du sens.