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Mercredi 23 janvier 2008
la_voix_dun_ange.jpgIl y a quelques temps, je me suis mis à penser, à penser à ce qui relie les gens les uns aux autres. Nous avons tous (ou presque) une famille, des amis, un copain, une copine, un mari, une femme, des collègues et tout un tas d'autres gens qui gravitent autour de nous et composent ce que l'on appelle communément notre entourage.

Pour la famille, le proverbe dit qu'on ne la choisit pas, à la différence de ses amis. La question de savoir ce qui nous relie à eux trouve donc rapidement une réponse, ce sont les liens du sang ou du mariage. La difficulté (ou la tristesse, comme on veut) apparaît lorsque l'on s'aperçoit que rien d'autre ne nous relie à eux que ces fameux liens. On les aime (ou on les supporte) parce qu'ils sont de notre famille. C'est parfois mon sentiment lorsque je pense à mon père et j'ai coutume de dire qu'il aura beau agir sans arrêt comme un sale égoïste caractériel, il sera toujours mon père. Je me ferai donc un devoir de l'aider lorsqu'il en aura besoin, parce que c'est mon père et que somme toute, il m'a donné une assez bonne éducation.

Avec ma soeur, je crois avoir réussi à tisser au fil des années, des liens qui ne sont pas le seul résultat de notre lien de parenté. Certes, nous sommes unis par le fait d'avoir été élevés dans le même environnement, par les mêmes personnes et que nous avons subi les mêmes difficultés, même si nos personnalités sont assez différentes. Cependant, j'aime passer du temps avec elle parce qu'elle est la personne qu'elle est, je n'en fais pas du tout un devoir ou une obligation familiale. Je ne l'aime pas parce que c'est ma soeur, je l'aime et il se trouve que c'est ma soeurette.

Pour mes amis, je peux également dire ce qui m'unit à eux. La plupart ont un âge assez proche du mien et on partage notamment un goût pour l'humour, la sincérité, la simplicité et la générosité. Avec ma p'tite Bambina, c'est aussi le naturel que l'on a tous les deux lorsqu'il s'agit d'aborder des sujets personnels qui nous rend si proches, notre goût de la déconne et l'intérêt que l'on a pour les mêmes films, les mêmes humoristes, les soirées arrosées, etc...... Ce qui me lie en tout cas à tous mes amis, c'est qu'avec eux, je me sens bien, j'ai plaisir à être en leur compagnie et je peux être moi-même avec eux sans me poser de questions. C'est aussi à ça que l'on reconnaît ses amis, ça et le fait que l'on ait assez confiance en eux pour leur faire des confidences et sentir que l'on peut compter sur eux en cas de coup dur.

Je m'égare car ce qui m'a conduit à me faire ces réflexions, c'est le fait que j'aie l'impression, depuis plusieurs mois, de m'éloigner d'un homme qui a pourtant été l'un de mes meilleurs amis, m'a apporté beaucoup sur le plan psychologique et est très certainement à l'origine du changement de ma personnalité intervenu au cours de ces dix dernières années. Nous avons d'abord été liés par ma soeur avant de développer une amitié indépendante. Pendant des années, on pouvait passer un temps fou au téléphone sans jamais être à cours de conversation. Il a connu des problèmes de taff et puis, bien que les deux événements ne me semblent pas liés entre eux, une distance s'est progressivement creusée entre nous. Moins de coups de fil, moins de choses à se dire, moins de soirées passées ensemble alors que l'on habite à 15 minutes à pied l'un de l'autre depuis deux ans et demi. Elles sont même devenues rarissimes, se réduisant à 3 ou 4 par an, au point que j'avais l'impression de devenir celui qui mendiait le droit de profiter de sa présence une soirée de temps en temps. Ca s'est vite arrêté et je l'appelle moi-même très peu souvent désormais, de moins en moins. Depuis quelques mois, il s'est dégotté un nouveau job, il est débordé bien qu'étant célibataire et sans enfant. En tout cas, il semble que le lien qui nous unissait se soit distendu, si tant est qu'il existe encore. Il ne se pose sans doute pas autant de questions que moi, d'ailleurs.

En bref, je ne peux pas y faire grand chose, sauf attendre qu'il se rende compte qu'il a besoin de moi ou qu'il peut vivre sans moi et disparaisse de ma vie. L'avenir me dira laquelle de ces deux alternatives deviendra réalité. Il faut se rendre à l'évidence, les amitiés éternelles sont rares, les gens traversent nos existences, ils correspondent à une époque qui parfois prend fin, puis ils sortent de nos vies, progressivement ou avec pertes et fracas, d'autres personnes arrivent et les bons moments laissent place à de bons souvenirs, avant que ces derniers ne disparaissent à leur tour.
par Laurent
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Dimanche 20 janvier 2008
Lamartine.jpg... et tout est dépeuplé. C'est un peu ce que j'ai ressenti vendredi, sans m'expliquer pourquoi ce sentiment est apparu à ce moment-là et pas à un autre. Même si cette phrase fait partie des proverbes qui semblent creux, elle prend parfois du sens.

En fait, vendredi, Fouzia me manqueait beaucoup. Même si j'ai d'autres amis, ils ne suffisent pas à combler le vide laissé par son absence. En effet, c'est l'amie que je connais depuis le plus longtemps (ça fait plus de 12 ans) et c'est à elle que je confiais le moindre événement de ma vie, qu'il soit heureux ou malheureux;

Tout au long de cette semaine, elle a été trop débordée par son travail pour ne serait-ce que m'envoyer un mail. Pour l'instant, ni elle ni moi n'avons souscrit un forfait mobile ou une offre globale Internet+téléphone qui nous permettrait de nous téléphoner à moindre coût. On a donc que le mail pour communiquer et c'est vrai que le fait de ne pas avoir de ses nouvelles me manque beaucoup. Le fait de ne plus pouvoir me confier à elle m'est également trés désagréable.

Je ne sais pas quelle andouille a dit que personne n'était irremplaçable mais c'est faux. Peut-être que sur le plan professionnel, ça se vérifie puisque ce n'est pas le caractère ou la personnalité des individus qui comptent dans un boulot mais leur compétence. Or, des gens compétents, il y en a plein. En revanche, sur le plan personnel, certaines personnes sont irremplaçables. Bien sûr, on peut quand même vivre sans elles et faire en sorte d'oublier qu'elles nous manquent mais on ne peut pas les REMPLACER parce qu'elles sont toutes uniques et nous apportent à leur manière, des choses que seules elles peuvent nous apporter.

Fouzia fait partie de ces personnes pour moi. Je lui dis des choses que je ne dis qu'à elle parce que je ne crains jamais de la saouler avec mes histoires, elle est à mon écoute comme je suis attentif à ce qu'elle me dit. Elle fait aussi partie des rares personnes qui ne m'ennuient jamais, non pas tant, peut-être, par le contenu de ce qu'elle dit que parce qu'elle a l'art de présenter ses propos de manière intéressante.  Et puis elle me connaît très bien, la réciproque étant vraie aussi et quoi que je lui dise, j'ai la certitude qu'elle n eme jugera pas, même si nous ne sommes pas toujours d'accord.

Bref, je ne lui en veux pas et je comprends qu'elle soit débordée mais par moment, ça me pèse un peu. Ce qui me console c'est que je sais qu'elle est bien en Italie, c'est le plus important.
par Laurent
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Dimanche 13 janvier 2008
284187785X-08--SCLZZZZZZZ-.jpgCa ne vous aura pas échappé, en mars prochain, des élections municipales se dérouleront en France. Comme dans toutes les élections locales, il est souvent difficile de savoir si les électeurs vont se prononcer en fonction des enjeux locaux ou pour marquer leur désapprobation avec la politique menée à l'échelon national.
Pour la première fois, je vais voter à Paris et je ne sais pas encore pour qui. Dans le 11ème, j'ai le choix entre Claude-Annick TISSOT (UMP), George Sarre (MRC) et Patrick BLOCHE (PS), ce dernier conseillant d'ailleurs aux électeurs de voter pour lui plutôt que pour Sarre parce qu'il est davantage dans les petits papiers de Delanöé que l'actuel maire du 11ème. Il semble d'ailleurs que le 11ème ait été un arrondissement un peu laissé pour compte sous la mandature de Delanöé du fait de la mésentente existant entre les deux hommes. C'est déjà hallucinant que ça se produise mais en plus, qu'un membre du PS le clame haut et fort et en fasse un argment de campagne, là, ça devient ubuesque.....

Bref, il y a une chose que je trouve anormale, dans les polémiques qui précèdent toujours une élection, c'est celle que Françoise de Panafieu a lancée en janvier 2006 à l'occasion de la parution de son livre Mon paris gagnant au sujet des subventions versées par la mairie de Paris aux associations LGBT (Lesbiennes, gays, bi et trans). D'après elle, celles-ci auraient bénéficié d'une particulière générosité de la part de la ville, cette insinuation n'étant bien sûr pas sans lien avec le fait que Delanöé est homosexuel. C'est un peu comme si l'on prenait l'appartenance de chaque candidat à une élection pour en faire un motif de suspiçion. Tel candidat est père de famille, il faudra s'assurer qu'il n'a pas outrageusement favorisé les associations de défense ou représentantes des familles. Tel autre est breton, allons alors examiner les comptes de l'amicale des bretons parisiens..... Tout ça est un peu ridicule et facile, en plus d'être calomnieux.

Dans son bouquin Mon Paris gagnant, elle évoquait une générosité ciblée du maire de Paris à la mesure de la reconnaissance qu'il attendait en retour. Vérification faite, il s'est avéré que toutes les subventions versée spar la mairie de Paris faisaient préalablement l'objet d'un vote au conseil de Paris, dans lequel siègent également des membres de l'opposition municipale. Difficile dans ces conditions de favoriser les associations homos sans que l'UMP ne s'en aperçoive et ne bloque le vote de certaines subventions. Les chiffres ont de plus donné tort à Mme de Panafieu puisqu'en 2005, seules 17 associations luttant contre l'homophobie ont reçu un montant total de 247.000 euros, soit 0,2% du budget global consacré au monde associatif parisien.

Le plus surprenant est que cette polémique a récemment rebondi suite au communiqué publié par des soutiens de Françoise de Panafieu. En substance, ceux-ci estiment que la gauche affirme de façon mensongère que le centre et la droite votent systématiquement au conseil de Paris contre les subventions aux associations LGBT. C'est un peu l'hôpital qui se fout de l'infirmerie quand on constate que depuis mars 2001 (date de l'élection de Delanöé à la mairie de Paris), la droite et le centre n'ont voté qu'une seule fois en faveur d'une subvention à une association LGBT. Ce chiffre laisse songeur quand on sait que 12 à 15 demandes de subventions par an sont déposées par des associations LGBT parisiennes.

Bref, ça ne veut pas dire que je vais voter pour Bloche dans le 11ème mais je suis écoeuré de constater qu'une fois de plus (c'est valable pour la droite comme pour la gauche selon l'élection dont il est question), la méthode pour gagnenr consiste toujours à attaquer le bilan de l'adversaire ou l'adversaire lui-même, souvent de façon vile et parfois de manière calomnieuse, avant de faire des propositions constructives. C'est bien dommage, surtout quand l'attaque est teintée d'une homophobie rampante.
par Laurent
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Samedi 12 janvier 2008
soldes.jpgIl paraît que les ménages français n'ont pas le moral, que leur pouvoir d'achat est trop faible, qu'ils ne consomment pas suffisamment, que du coup, la croissance est trop basse et bref, que nous sommes dans un cercle vicieux dont on ne voit pas immédiatement comment l'on va sortir.

Eh bien, en cette période de morosité ambiante, j'ai décidé d'aller faire les soldes. Oui, ça paraît très futile au premier abord et c'est vrai que ça l'est mais bon, les soldes, ça n'arrive que deux fois par an en attendant que Wonder Lagarde les autorise à longueur d'année, alors autant en profiter.
J'ai décidé d'opérer un retour aux sources et comme à chaque période de soldes, je me rends à ROSNY II, le centre commercial de ma jeunesse. Il a été rénové il n'y a pas longtemps, on y trouve tous un tas de magasins de prêt à porter sympas et tout est groupé au même endroit, c'est pratique.

Après, les soldes, comme d'habitude, c'est pas mal mais beaucoup de vêtements que l'on voudrait acheter ne sont pas soldés et on se dit que pendant qu'on y est, on va les acheter même si ça fait quand même chier d'acheter une fringue non soldée pendant les soldes.
Les magasins sont bourrés de gonzesses hystériques qui arpentent méthodiquement les rayons à la recherche du p'tit top qui va bien et entre lesquelles il faut slalomer pour accéder aux rayons hommes. Ben ouais, ils sont toujours au fond du magasin, ces foutus rayons homme. Il faut croire que les femmes dépensent plus que nous.

Au final, j'ai respecté le budget que je m'étais fixé initialement, à savoir environ 1000 euros.
Avec un costard VERSACE qui m'a déjà coûté plus de 600 euros (y'a intérêt à ce qu'il m'aille parfaitement une fois les retouches faites), on arrive vite à 1000 euros.

Le soir même, je me sentais un peu bizarre. Je me suis dit que ce n'était pas très sérieux de dépenser près de 1000 euros dans des fringues et qu'au lieu de claquer 600 euros dans un costard, j'aurais été mieux inspiré de m'acheter pour la même somme un beau costard, une veste d'hiver et des chaussures de ville très classe. J'ai presque eu des regrets et puis finalement, je me suis dit que ça ne faisait pas de mal de se faire plaisir de temps en temps et qu'un costard, ça servait toujours et ça se gardait longtemps si c'était de la qualité. 

Ma soeur m'a même félicité d'avoir dépensé autant d'argent, moi suis d'habitude assez peu dépensier. Au moins, je suis habillé pour l'hiver et tranquille niveau achat de vêtements jusqu'à cet été! Et puis, si les gens qui ont un petit peu les moyens ne consomment pas, qui le fera?
Alors, tous ensemble, relançons l'économie du pays en nous faisant plaisir (OK, la plupart des fringues sont fabriquées hors de l'Union européenne et il y a assez de surendettés en France sans qu'il soit besoin de les pousser à surconsommer mais chut, c'ets un secret......)!
En soldes, tout devient possible!
par Laurent
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Samedi 5 janvier 2008

Ca y est, 2007 s'en est allée, 2008 est arrivée. Un peu comme tout le monde, je suppose, ces périodes de transition d'une année à l'autre sont toujours l'occasion de faire le bilan de l'année qui vient de s'écouler et de se fixer des objectifs pour l'année à venir.

En 2007, il n'y a pas eu de bouleversements dans ma vie mais je dirais que 2007 aura été une meilleure année que 2006. Pendant cette année-là, j'avais plongé dans une phase de quasi-dépression juste après la fête des mères, encore à cause de mon père et je n'avais pas eu le temps de vraiment me remettre avant que les fêtes de fin d'année ne s'abattent sur moi. Avec le fameux scandale du robinet avec l'ami belge, j'avais bien raison d'appréhender à l'approche de Noël 2006.

Cette année, déjà, je ne suis pas allé chez mes parents pour la fête des mère. Ca n'a l'air de rien, comme ça, et ce n'est pas sans doute pas ça qui a tout changé mais il n'empêche que la coïncidence est troublante. En 2007, en plus, le solde migratoire de mes amis a été positif. En 2006, j'avais perdu un ami sans m'en être fait aucun, donc solde négatif égal à 1. En 2007, je suis devenu ami avec ma p'tite Bambina et j'ai découvert aussi qu'un de mes nouveaux collègues était très sympa alors que personne n'a coupé les ponts avec moi. Moralité, le solde migratoire est positif et égal à 2, yes!!!

Pour le reste, j'ai fait deux jolis voyages (Crète et Chypre), Fouz'daddy est partie travailler à Milan, j'ai fait quelques rencontres dont aucune n'a donné quoi que ce soit de durable, même si au printemps, j'avais vachement accroché avec Greg. Pour le reste, mon chef adjoint est parti et a été remplacé par un type avec lequel je m'entends aussi bien, ça n'a donc été qu'un changement dans la continuité. L'un de mes amis du bureau a changé d'affectation pour aller bosser 3 étages au-dessus de moi. Là encore, le bouleversement n'est pas flagrant, même s'il est évident que ce ne sera plus comme avant, quand on pouvait venir se parler une fois par demie-heure. L'une de mes copines a eu un bébé et est allée s'installer pour longtemps en province, ma grand-mère maternelle a eu 100 ans, mon père, 60 (c'est un peu moins extraordinaire même si c'est un chiffre rond!). Enfin, ma soeur a réussi son concours et est désormais fonctionnarisée, comme pas mal de gens dans notre famille!!

Bref, il ne s'est pas passé grand chose d'exceptionnel, même si je suis bien conscient que chaque année ne peut pas être le vecteur de multiples changements. Pour 2008, il est possible que je déménage. Je fais de la veille sur des sites de petites annonces immobilières mais à paris, tout est trop petit et/ou trop cher et les agences immobilières traitent souvent les candidats locataires avec une désinvolture qui ne laisse aucun doute sur le déséquilibre entre l'offre et la demande de logements à Paris. Pour les voyages, je vais sans doute aller en Croatie et pour le reste, amour et boulot, rien n'est encore planifié mais (presque) tout peut arriver.

On verra en ce que 2008 me réserve mais en tout cas, je l'aborde sereinement et plein d'optimisme. Bonne année à tous!! Elle commence plutôt bien avec la généralisation de l'interdiction de fumer à tous le slieux publics. Il y a bien un bar à Lyon qui a réussi à se faire de la pub en jouant les résistants contre une mesure soi-disant liberticide alors que quand la liberté des non-fumeurs de respirer un air pur était bafouée à longueur d'année, le seul moyen de résister était de souffrir en silence ou de rester chez soi. Cette époque est révolue, tant mieux!

par Laurent publié dans : gaybluecollection
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