Il y a quelques temps, je me suis mis à penser, à penser à ce qui relie les gens
les uns aux autres. Nous avons tous (ou presque) une famille, des amis, un copain, une copine, un mari, une femme, des collègues et tout un tas d'autres gens qui gravitent autour de nous et
composent ce que l'on appelle communément notre entourage.Pour la famille, le proverbe dit qu'on ne la choisit pas, à la différence de ses amis. La question de savoir ce qui nous relie à eux trouve donc rapidement une réponse, ce sont les liens du sang ou du mariage. La difficulté (ou la tristesse, comme on veut) apparaît lorsque l'on s'aperçoit que rien d'autre ne nous relie à eux que ces fameux liens. On les aime (ou on les supporte) parce qu'ils sont de notre famille. C'est parfois mon sentiment lorsque je pense à mon père et j'ai coutume de dire qu'il aura beau agir sans arrêt comme un sale égoïste caractériel, il sera toujours mon père. Je me ferai donc un devoir de l'aider lorsqu'il en aura besoin, parce que c'est mon père et que somme toute, il m'a donné une assez bonne éducation.
Avec ma soeur, je crois avoir réussi à tisser au fil des années, des liens qui ne sont pas le seul résultat de notre lien de parenté. Certes, nous sommes unis par le fait d'avoir été élevés dans le même environnement, par les mêmes personnes et que nous avons subi les mêmes difficultés, même si nos personnalités sont assez différentes. Cependant, j'aime passer du temps avec elle parce qu'elle est la personne qu'elle est, je n'en fais pas du tout un devoir ou une obligation familiale. Je ne l'aime pas parce que c'est ma soeur, je l'aime et il se trouve que c'est ma soeurette.
Pour mes amis, je peux également dire ce qui m'unit à eux. La plupart ont un âge assez proche du mien et on partage notamment un goût pour l'humour, la sincérité, la simplicité et la générosité. Avec ma p'tite Bambina, c'est aussi le naturel que l'on a tous les deux lorsqu'il s'agit d'aborder des sujets personnels qui nous rend si proches, notre goût de la déconne et l'intérêt que l'on a pour les mêmes films, les mêmes humoristes, les soirées arrosées, etc...... Ce qui me lie en tout cas à tous mes amis, c'est qu'avec eux, je me sens bien, j'ai plaisir à être en leur compagnie et je peux être moi-même avec eux sans me poser de questions. C'est aussi à ça que l'on reconnaît ses amis, ça et le fait que l'on ait assez confiance en eux pour leur faire des confidences et sentir que l'on peut compter sur eux en cas de coup dur.
Je m'égare car ce qui m'a conduit à me faire ces réflexions, c'est le fait que j'aie l'impression, depuis plusieurs mois, de m'éloigner d'un homme qui a pourtant été l'un de mes meilleurs amis, m'a apporté beaucoup sur le plan psychologique et est très certainement à l'origine du changement de ma personnalité intervenu au cours de ces dix dernières années. Nous avons d'abord été liés par ma soeur avant de développer une amitié indépendante. Pendant des années, on pouvait passer un temps fou au téléphone sans jamais être à cours de conversation. Il a connu des problèmes de taff et puis, bien que les deux événements ne me semblent pas liés entre eux, une distance s'est progressivement creusée entre nous. Moins de coups de fil, moins de choses à se dire, moins de soirées passées ensemble alors que l'on habite à 15 minutes à pied l'un de l'autre depuis deux ans et demi. Elles sont même devenues rarissimes, se réduisant à 3 ou 4 par an, au point que j'avais l'impression de devenir celui qui mendiait le droit de profiter de sa présence une soirée de temps en temps. Ca s'est vite arrêté et je l'appelle moi-même très peu souvent désormais, de moins en moins. Depuis quelques mois, il s'est dégotté un nouveau job, il est débordé bien qu'étant célibataire et sans enfant. En tout cas, il semble que le lien qui nous unissait se soit distendu, si tant est qu'il existe encore. Il ne se pose sans doute pas autant de questions que moi, d'ailleurs.
En bref, je ne peux pas y faire grand chose, sauf attendre qu'il se rende compte qu'il a besoin de moi ou qu'il peut vivre sans moi et disparaisse de ma vie. L'avenir me dira laquelle de ces deux alternatives deviendra réalité. Il faut se rendre à l'évidence, les amitiés éternelles sont rares, les gens traversent nos existences, ils correspondent à une époque qui parfois prend fin, puis ils sortent de nos vies, progressivement ou avec pertes et fracas, d'autres personnes arrivent et les bons moments laissent place à de bons souvenirs, avant que ces derniers ne disparaissent à leur tour.
... et tout est dépeuplé. C'est
un peu ce que j'ai ressenti vendredi, sans m'expliquer pourquoi ce sentiment est apparu à ce moment-là et pas à un autre. Même si cette phrase fait partie des proverbes qui semblent creux,
elle prend parfois du sens.
Ca ne vous aura pas échappé, en mars prochain, des élections municipales se dérouleront en France. Comme dans toutes les élections locales, il est souvent
difficile de savoir si les électeurs vont se prononcer en fonction des enjeux locaux ou pour marquer leur désapprobation avec la politique menée à l'échelon national.
Il paraît que les ménages français
n'ont pas le moral, que leur pouvoir d'achat est trop faible, qu'ils ne consomment pas suffisamment, que du coup, la croissance est trop basse et bref, que nous sommes dans un cercle vicieux dont
on ne voit pas immédiatement comment l'on va sortir.
Ca y est, 2007 s'en est allée, 2008 est arrivée. Un peu comme tout le monde, je suppose, ces périodes de transition d'une année à l'autre sont toujours l'occasion de faire le bilan de l'année qui vient de s'écouler et de se fixer des objectifs pour l'année à venir.