Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 27 février 2007

Ce mardi a vraiment été un bad day. D'abord il a fait moche toute la journée ce qui ne m'a pas aidé. Je suis, comme beaucoup de gens sans doute, très sensible à la météo et à l'ensoleillement.J'ai été excessivement euphorique toute la matinée sans raison particulière, ce qui est assez mauvais signe. Je sais que ça annonce en général un gros coup de déprime derrière. Je suis excessif, j'ai du mal à trouver un équilibre entre euphorie et neurasténie........

Ensute, il s'est passé quelque chose à la cantine ce midi. Un collègue et mon chef adjoint en ont été la cause malgré eux. Disons qu'à une autre table, se trouvaient deux gars dont un que mon collègue connait (peu chaleureux d'ailleurs) et un autre. Ces deux types sont très certainement gays. Bref, le collègue s'approche de la table après déjeuner pour parler à son copain puis mon chef adjoint et moi nous approchons Mon chef adjoint s'aperçoit qu'il connaît l'autre convive et là, ils commencent à discuter et j'ai commencé à me sentir invisible. En plus, le second convive était énervant, je l'ai trouvé maniéré et je suis malheureusement très intolérant envers les gays maniérés, plus encore que certains hétéros. Mon chef adjoint et ce type avait en plus un ami commun, chez lequel mon chef adjoint a passé le week end dernier. Je sais que lors de ces weeks-ends entre homos, c'est baisodromes et compagnie. A ce moment-là, j'ai senti que j'étais proche de la crise de nerfs. Je me suis donc barré comme un crevard, sans un mot.

J'ai du mal à expliquer ce que je ressens dan ces cas-là mais ça m'a rappelé des heures peu glorieuses, quand je sortais avec ma seur et son ancien copain, qu est resté un grand ami de nous deux depuis. Lors de certaines altercations, comme un gamin, il m'arrivait de me casser, de les planter là. Aujourd'hui, je crois que c'est un mélange d'aigreur et de jalousie qui m'a conduit à agir ainsi. En effet, j'ail'impression d'être jaloux de cette liberté sexuelle alors que pour autant, je ne souhaiterais pas être à la place de ces persones car je sais que cette vie ne correspond pas à ce que je suis. C'est comme si dans une crise d'intolérance et d'aigreur, je n'acceptais pas le mode de vie de certains gays et que je souhaitais qu'ils aient la même vie que moi, terne, sans plaisir.

Ensuite, je me suis senti mal tout l'après-midi, mes vieux démons sont remontés à la surface et j'ai de nouveau envisagé de me faire aider par un psy. Il faut vraiment que je saute le pas car ça ne peut me faire que du bien. Ce soir, je suis allé à la gym suédoise avec Butterfly pour essayer et j'ai été déçu. La salle n'était pas très jolie, le sol était extrêmement sale et les mouvements, bien que sympas, ne m'ont pas trop plu. En fait, je ne me suis pas senti assez crevé en sortant et il y avait trop d'étirements. En plus,le quartier dans lequel la salle est située ne me plaît pas du tout (le 18ème) et j'ai du prendre la ligne 2 pour rentrer chez moi. Et puis il n'y a pas de douche digne de ce nom sur place. Et je déteste la clientèle de la ligne 2. Ce soir, un type a craché à deux reprises sur le quai, c'est un exemple. Les gens qui fréquentent cette ligne me rappellent à quel point je suis capable de ressentir du mépris quand je me sens mal. Je n'aime pas ressentir ce genre de sentiments mais je ne peux pas (encore) m'en empêcher. Ca m'a encore donné l'impression d'être un gros snob éternellement insatisfait. Je remercie cependant ici Butterfly de m'avoir permis de faire ce cours gratuitement. Monmanque d'enthousiasme n'enlève rien à la gentillesse de son geste.

Dans ce genre de moments, l'envie d'en finir qui me trottait dans la tête l'été dernier remonte à la surface. Je pense que les gens qui me connaissent seront surpris en lisant ces lignes même si j'aborde épisodiquement le sujet. La question fait peur, c'est un tort. Pouvoir regarder l'idée de mourir en face est sans doute le meilleur moyen de renoncer à passer à l'acte. Dans mes moments sombres, je sombre justement. Je me dis que demain n'a pas d'intérêt, que tout ne sert à rien. J'ai parfois l'impression que je refuse de laisser le destin décider du moment auquel je me retirerai, comme si je craignais tellement de mourir que je souhaitais choisir le moment auquel ça arrivera. Les choses qui me tiennent en vie sont heureusement plus fortes et plus nombreuses que celles qui me poussent vers la sortie. Je garde l'espoir de jours meilleurs à venir et je refuse d'infliger une peine si lourde aux gens qui m'aiment. Il me reste en plus des tas de choses à vivre et je compte bien le faire dans les années qui viennent. Je dois me battre, parce que la vie est un combat permanent émaillé de belles victoires et qu'il n'est pas dans ma nature de capituler. J'ai bien quelques passages à vide mais je compte bien faire en sorte qu'ils soient de plus en plus rares, même si je me sens parfois prisonnier d'un corps dans lequel je me sens mal et d'un visage dont je trouve certains jours le reflet dans le miroir insupportable.

Une fois de plus, quelques mots pour ma chère Fouzia, qui est toujours la première vers laquelle je me tourne lorsque je ne me sens pas bien et lorsque des événements heureux se produisent dans ma vie. Qu'elle soit ici remerciée de son écoute et de l'amitié qu'elle me fait le cadeau d'éprouver pour moi. Demain est another day......... Il y aura aussi eu un rayon de soleil dans ma journée, c'est Hibi (surnom), mon collègue et bon copain. Ce type me fait penser au bonhomme dont parle Goldman dans sa chanson "Il changeait la vie". Comme l'ambiance était morose hier au bureau, il a amené des croissants ce matin pour faire plaisir aux gens et essayer de nous redonner à tous le sourire. Je pense que ce jeune homme est vraiment une belle personne. Il a ces petits gestes qui rendent la vie plus belle, en ayant toujours à coeur de remonter le moral en berne de son entourage. Une raison supplémentaire de rester optimiste. 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Samedi 24 février 2007

Tout le monde aura compris le jeu de mots pourri dans le titre de ce post, ;-)! Enchaînons donc. Je ne saurais dire si je suis quelqu'un de drôle. Après tout, l'humour est quelque chose d'éminemment subjectif et en cette matière comme en bien d'autres, les goûts et le couleurs varient d'un individu à l'autre. Ce dont je suis sûr en revanche, c'est que j'essaie de faire rire mon entourage le plus souvent possible.

Aussi loin que je me souvienne, je ne rme appelle justement pas de quand date cette tendance chez moi. A l'école primaire, j'étais le gentil garçon tranquille qui préférais traîner avec les filles que de me bagarrer et jouer au foot avec les garçons. De toute façon, je doute que l'on puisse être drôle consciemment à 10 ans. Au collège, les difficultés que j'ai rencontrées avec d'autres élèves ne me rendaient pas spécialement enclin à l'humour J'allais plutôt à l'école avec un noeud à l'estomac qu'avec le sourire aux lèvres. Au lycée, peut-être que les chose sont commencé à changer mais je crois pourtant que c'est à la fac que mes vélléités humoristiques se sont réellement affirmées.

Aujourd'hui, je sais qu'un certain nombre de personnes me trouvent drôle. Si je ne suis moi-même pas totalement conscient de cela, je sais pourtant que ma démarche quant à l'humour est sinon réfléchie, tout au moins volontaire. Je sais que je suis probablement lourd à la longue, pénible à rebondir sur le moindre mot pour en faire une blague d'un goût parfois douteux mais je ne peux pas m'en empêcher. L'humour est une sorte de "don" que je fais aux autres pour leur montrer et les remercier du plaisir que je prends à me trouver en leur compagnie. C'est aussi un moyen de me faire apprécier, même si l'effet peut être inverse. Il m'a déjà été rapporté que certains avaient été un peu surpris par mon humour, ne l'avaient pas forcément compris et l'avaient donc mal interprété. Cela les a conduit à se faire de moi une image qui n'était pas conforme à la réalité.

Je ne regrette pourtant rien et je doute que la plupart de ceux qu sont allés au-delà de cette première impression regrettent grand chose non plus. L'humour est un moyen de sortir du lot aussi. Même si ça n'est pas une obssession chez moi, j'avoue être consterné par la banalité et le côté effacé de certaines personnes. Je ne les méprise pas mais elles m'attristent car je trouve qu'il n'y a rien de pire que d'être transparent. Je pense à une très gentille stagiaire qui a quitté le bureau il y a moins de 6 mois et dont presque plus personne ne se souvient. Ca me chagrine terriblement ce genre de cas. L'idée de 'être qu'un parmi d'autres m'est insupportable. Je trouverais cela horrible que de laisser indifférent et de ne pas marquer un minimum les esprits. Il faut aussi reconnaître que l'humour peut être un bon moyen pour mettre de l'ambiance dans une soirée, remonter le moral des amis qui ne vont pas bien, oublier ses propres problèmes par le plaisir que l'on partage à rire avec d'autres ou faciliter (malgré ce que j'ai écrit plus haut) les premiers contacts avec des inconnus. C'est justement parce que la vie est triste et difficile que l'humour est une nécessité impérieuse. C'est un moyen de se battre, de lutter contre la morosité et de continuer à vivre en mettant l'accent sur les aspects positifs de son existence. Il existe bien des thérapies par le rire de nos jours, c'est dire.

En résumé, je ne suis sans doute pas toujours drôle mais j'essaie de l'être sincèrement en évitant de blesser autrui. Je tombe pourtant parfois dans l'humour moqueur et ce n'est vraiment pas celui dont je suis le plus fier. C'est probablement parce que j'en ai moi-meme souffert dans ma jeunesse que comme par revanche, je tombe aujourd'hui dans les mêmes travers que mes bourreaux du passé, tout en culpabilisant aussitôt, sachant à quel point cela peut faire souffrir. Les objets de mes railleries restent heureusement souvent dans l'ignorance de celles-ci, ce qui n'était pas mon cas quand j'étais gosse et ce qui atténue un peu le caractère répréhensible de mes dérives. Blueco n'est pas toujours rigolo mais n'est vraiment pas un salaud.  

 

 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 19 février 2007

Petite tranche de vie: vendredi dernier, j'ai revu le fameux anglais dont j'ai parlé dans un article précédent. Nos retrouvailles, si tant est que ce terme soit adapté pour décrire la situation, ont été plutôt mitigées. Avant qu'il n'arrive chez moi, même si je l'avais déjà vu ne fois auparavant, j'étais un peu nerveux et en même temps, content en me disant que j'allais sans doute avoir ma dose de câlins.

Les choses ont commencé curieusement. Nous nous sommes d'abord longuement embrassés juste après s'être dits bonjour. Je comptais ensuite dîner mais les embrasades s'étant prolongées, nous nous ommes retrovés sur mon lit avant d'avoir mangé quoi que ce soit. Du coup, même si c'était agréable sur le moment, je me suis senti bizarre, comme si seule une certaine attirance sexuelle nous reliait, à défaut de toute affinité intellectuelle et comme si le sexe devait palier l'absence de sujets de conversations.

Curieusement, dès le premier coup d'oeil ce soir-là, je l'ai trouvé moins beau que la première fois, comme si le semblant de magie qui avait existé lors de la première rencontre avait déjà disparu. Certes, c'est plutôt plus sympa en général lors de la seconde rencontre car on sat déjà à quoi s'en tenir et on sait si l'on plaît ou non à l'autre. Et puis j'ai souvent été confronté à des déceptions lorsque j'ai revu certains garçons deux ou trois fois, comme si inconsciemment, j'idéalisais le mec lors de la première entrevue. Ces déceptions m'ont cependant conforté dans l'idée que j'avais raison de les revoir car en l'absence d'une seconde rencontre, je reste sur ma faim en me disant que je suis ecore passé à côté quelqu'un de bien.

Après la première partie de nos ébats, nous avons dîné et discuté un peu de choses et d'autres. Je lui ai reparlé d ce fameux texto dans lequel il m'avait dit qu'il était d'accord pour que l'on se revoie en amants et pas en petits copains, comme si le fait d'envoyer un texto pour proposer une seconde rencontre 4 jours après la première entrevue lui avait laissé croire que j'étais déjà tombé amoureux de lui. Il n'a pas répondu grand-chose à cela, ce que j'ai trouvé dommage mais le courant est mieux passé que la dernière fois, l'aisance aidant.

Ensuite, nous avons repris le cours de nos activités ludiqes. Les choses se sont bien passées, malgré quelques petits problèmes techniques sur lesquels, pour une fois, je préfère ne pas m'étendre. C'est en tout cas le genre de choses qui peut casser un peu le rythme quand on est plus ou moins dans le feu de l'action et que l'on s'apprête à essayer une pratique dont on n'est pas forcément un spécialiste. Après quelques négociations présommeil, parce que Monsieur dot sur le ventre, veut bien dormir et a besoin d'espace, on a fini par dormir. C'était un peu perdant perdant pour moi puisque de toute façon, je ne dors jamais ien quand je ne suis pas seul. Pour autant, je n'avais pas l'avantage de pouvoir domir tout contre lui. Un peu gonflé le rosbeef quand même......

Le lendemain matin, il a pris un petit déjeuner après que l'on ait remis le couvert pendant que j'étais encore au lit, il était assez à l'aise, presque comme chez lui même. Ensuite, je l'ai raccompagné jusqu'à la porte en lui lançant un "à la prochaine" dont je ne sais pas réellement à quoi il correspondait dans mon esprit. Je ne crois pas que je le recontacterai mais pour autant, je ne cracherai pas dans la soupe s'il me la sert sur un plateau. Je sais aussi que je n'ai pas de sentiment particulier pour ce garçon et que si je ne devais plus jamais le revoir, je n'en éprouverais sans doute que peu de peine, quelques regrets peut-être, tout au plus......

 

 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 11 février 2007

Je sais ce que vous allez dire, le titre de l'article fait penser à un vieux slogan publicitaire dont je ne sais plus de quel produit il vantait les mérites. Qu'importe! Plusieurs petites anecdotes récentes et quelques pensées m'ont inspiré ce post. En fait, je crois que retrouver le goût du vrai, ça signifie essayer d'être soi-même, faire preuve d'un minimum de franchise et aussi et surtout, essayer de rester simple, cesser de se la jouer et de se donner des airs de personne que nous ne sommes pas. 

Le premier aspect du goût du vrai que certains ont perdu, c'est la sincérité. Elle est trop rare dans notre société et je ne parle pas là des hommes politiques ou des médias, qui souvent, (pour les premiers) tiennent des doubles languages et des discours qui n'ont d'autre but que de fédérer le plus grand nombre sans réelle conviction quant au bien-fondé du discours. Hier matin, j'ai appris que certaines séries américaines étaient édulcorées afin de pouvoir être diffusées en France en prime time tout en évitant une interdiction aux moinsde 12 ans. Parfois, une scène un peu violente ou vaguement érotique est coupée mais d'autres fois, le doublage modifie carrément le sens des dialogues, ce que j'ignorais totalement. C'est de la censure, on manipule le téléspectateur en dénaturant la série sans l'en avertir, c'est hallucinant. Bref, je pensais surtout au défaut de sincérité des gens qui vous entourent. Cela peut aller de l'amie qui vous dissimule un changement très important survenu dans sa vie tout en jouant plus ou moins la comédie à la nana qui vient vous dire certaines choses sur le ton de la confidence alors que vous apprenez ensuite que tout le monde est déjà au courant et l'était même avant vous. Je n'attends pas forcément des gens qu'ils viennent me confier leurs secrets les plus intimes, mais juste qu'ils se dispensent de donner à leurs pseudo-confessions une solennité inutile. 

Je reconnais aussi que ce qui fausse mon jugement, c'est que je crois être quelqu'un de très sincère et qu'ainsi, je conçois difficilement que l'on puisse faire preuve de duplicité en permanence. Je crois malheureusement que je tombe souvent dans l'excès inverse, je suis trop franc, parfois trop sincère et je peux être amené à me confier trop facilement aux gens. Je suis incapable de jouer la comédie et je parle trop facilement de ma vie privée. Mais malgré tout, je n'arrive pas à changer, je ne parviens pas à jouer le jeune homme mystérieux, cachottier, ce n'est vraiment pas dans ma nature et je doute que ça le devienne jamais. Récemment, j'ai été amené à manquer gravement de diplomatie en disant à un copain de promo que je n'aimais pas le prénom qu'il avait donné à son fils, parce que je trouvais qu'il faisait vieux. J'aurais mieux fait de m'abstenir et j'ai rectifié le tir en faisant amende honorable. Sur le coup, je ne l'ai pas fait en voulant le blesser même si j'étais conscient que ça ne lui ferait pas plaisir. Mais mon excès de franchise m'a quand même conduit à foncer tête baissée.

Dans le cadre de mes rencontres, je suis parfois confronté au manque de sincérité des gens. Le fameux gendarme que j'ai rencontré il y a quelques semaines en est l'exemple type. S'il est évidement impossible de toujours dire ce que l'on pense, les convenances et les règles de politesse et de vie en collectivité nous en empêchant souvent, il n'est pas pour autant nécessaire de mentir de manière éhontée. La parole est d'argent et le silence est d'or alors plutôt que de raconter n'importe quoi, il vaut parfois mieux se taire. Prétendre être sous le charme sans répondre à des sollicitations ultérieures est un non-sens. De la sincérité que diable, et surtout de la simplicité!

 La simplicité c'est la qualité de ceux qui en ont suffisamment (des qualités, pas des couilles!) pour pouvoir se dispenser d'en faire des tonnes pour attirer l'attention sur eux et susciter l'intérêt d'autrui. Hier encore, dans un pizzeria, j'ai vu une petite gourde d'à peine 20 ans accoutreé comme une catin et maquillée comme une voiture volée, se faire remarquer avec force éclats de rire, paroles bruyantes (à défaut d'être brillantes), moults coups de fil et effets de coiffure. Bref, que du courant d'air, du vide qu'il faut bien combler avec ce que l'on a sous la main. OK, je suis un peu dur mais je l'ai trouvée typique du genre de nanas que je ne peux pas supporter. Attention, je ne suis pas non plus un amateur de gens ternes, lisses, ennuyeux et stoïques. Comme tout le monde, j'aime les gens qui ont de la personnalité mais qui n'ont pas besoin d'en faire des tonnes pour que cela se voit.

La simplicité c'est enfin la quaité de ceux qui ne pètent pas plus haut qu'ils n'ont le cul (je n'ai rien trouvé de plus parlant comme expression!). Au boulot ou ailleurs, je suis parfois confronté à des individus puants, qui s'estiment supérieurs aux autres et se trouvent trop bien pour le travail qu'ils font, bref le genre de personnages que je ne supporte pas, d'autant que les plus prétentieux ne sont pas forcément les plus brillants. Ils n'ont pas conscience du fait qu'ils sont insignifiants, pas eux en particulier mais nous tous. Chaque individu, même s'il peut accomplir de grandes choses, est infiniment petit à l'échelle de l'Humanité et même à l'échelle de la socété ou de l'administration à laquelle il appartient. Se croire être la 8ème merveille du monde  ça me semble être un grave manque de lucidité et d'intelligence d'autant qu'une seule personne peut difficilement faire des miracles si elle n'est pas aidée, accompagnée et soutenue par d'autres.

Je trouve que l'humilité est une très belle qualité, même s'il faut prendre garde à ne pas finir par perdre toute confiance en soi à force de vouloir éviter de tomber dans la prétention. On n'a jamais fini d'apprendre et douter, c'est la certitude de continuer à avancer en se demandant toujours si l'on va dans la bonne direction. En résumé soyons vrais, soyons simples, soyons nous!

 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 4 février 2007

.......le jour d'air pur est (presque) arrivé! Le décret du 15 novembre 2006 entré en vigueur le 1er février dernier a généralisé l'interdiction de fumer aux lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou constituent des lieux de travail tout en prévoyant la possibilité de mettre en place des fumoirs hermétiquement fermés et répondant à des normes strictes. Les établissements scolaires et les établissements de santé sont totalement non-fumeurs sans possibilité de mettre en place des fumoirs. La grosse lacune de ce texte, qui limite fortement la portée concrète de l'interdiction généralisée de fumer, est que les restaurants, bars et boîtes de nuit ont encore un an pour se mettre en conformité avec le décret. 

Je trouve évidemment que ce décret est une excellente chose et qu'il s'est beaucoup trop fait attendre. Après tout, je ne crois pas que le lobby des buralistes et celui des cancéreux du poumon, de la gorge ou de la langue soient puissants au point que des pressions exercées par ces personnes sur les députés aient pu être à l'origine de l'adoption si tardive du décret. Je comprends également que l'interdiction ait été généralisée en priorité aux lieux de travail car autant il est possible d'éviter d'aller au restaurant ou en boîte de nuit (même s'il est insupportable de s'abstenir de fréquenter ces endroits juste parce que l'on refuse de se faire enfumer la gueule), autant il est impossible de ne plus fréquenter son lieu de travail. Je compatis toujours quand je vois des barmen ou des serveurs (dont j'ignore d'ailleurs s'ils sont fumeurs ou non) se faire enfumer la tronche en imaginant qu'ils subissent cela à longueur de journée.

Il n'empêche que c'est finalement beaucoup de bruit pour rien du fait de la limitation du champ d'application du décret. Au bureau, j'avoue que le changement est déjà visible. Rien qu'à mon étage, au moins 3 personnes fumaient dans leur bureau, pour certains en laissant la porte ouverte. Ca, c'est terminé, alléluia! De même, le hall (qui est en travaux) ne sera plus enfumé et il sera possible d'aller prendre son café en respirant un air un peu plus pur. J'avoue d'ailleurs que meme si ça peut sembler un peu sadique, j'éprouve presque du plaisir à voir des fumeurs en train de fumer dehors, devant la porte de leur entreprise. Je me dis que l'on a gagné contre ceux-là parce que l'on a réussi à les expulser des lieux fermés dans lesquels ils enfumaient auparavant leur collègue. J'ai un esprit un peu revanchard mais ma réaction n'est après tout que le produit de tout ce que j'ai subi auparavant. Je suis de pls en plusintraitable avec les restaurateurs, en n'hésitant pls à qutter un resto ou un bar parce qu'il n'est pas possible d'y consommer des plats qui ne soient pas aromatisés au goudron.

Le peu de fois que je suis allé en boîte, je me suis fait copieusement enfumer . Pendant près de 15 ans, je me sui fait enfumer en voiture par mon père, auquel je ne manquais jamais de signifier ma gêne. Il me répondait toujours qu'il aérait mais sa fenêtre ouverte ne faisait qu'emmener ncore davantage de fumer à l'arrière. Je n'ai plus jamais été malade en voiture le jour où il n'a plus fumé dedans. Les fumeurs me disent souvent que j'exagère la gravité de ma gêne, que je fais du cinéma par principe et par dogmatisme anti-fumeurs. Eh bien, ils ont tort, la cigarette me gêne réellement et je refuse de laisser autrui esquinter ma santé sans rien dire. C'est comme si l'inconscience était encore de mise au sujet des dommages causés par la cigarette sur l'organisme des fumeurs et de leur entourage. Ce n'est pourtant pas faute d'en parler.

En conclusion, vivement le 1er février 2008. Le tabac, c'est (toujours) tabou et on en est (presqu) venu à bout!

par Laurent publié dans : gaybluecollection
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Calendrier

Février 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28        
<< < > >>

Recherche

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus