Ce mardi a vraiment été un bad day. D'abord il a fait moche toute la journée ce qui ne m'a pas aidé. Je suis, comme beaucoup de gens sans doute, très sensible à la météo et à l'ensoleillement.J'ai été excessivement euphorique toute la matinée sans raison particulière, ce qui est assez mauvais signe. Je sais que ça annonce en général un gros coup de déprime derrière. Je suis excessif, j'ai du mal à trouver un équilibre entre euphorie et neurasténie........
Ensute, il s'est passé quelque chose à la cantine ce midi. Un collègue et mon chef adjoint en ont été la cause malgré eux. Disons qu'à une autre table, se trouvaient deux gars dont un que mon collègue connait (peu chaleureux d'ailleurs) et un autre. Ces deux types sont très certainement gays. Bref, le collègue s'approche de la table après déjeuner pour parler à son copain puis mon chef adjoint et moi nous approchons Mon chef adjoint s'aperçoit qu'il connaît l'autre convive et là, ils commencent à discuter et j'ai commencé à me sentir invisible. En plus, le second convive était énervant, je l'ai trouvé maniéré et je suis malheureusement très intolérant envers les gays maniérés, plus encore que certains hétéros. Mon chef adjoint et ce type avait en plus un ami commun, chez lequel mon chef adjoint a passé le week end dernier. Je sais que lors de ces weeks-ends entre homos, c'est baisodromes et compagnie. A ce moment-là, j'ai senti que j'étais proche de la crise de nerfs. Je me suis donc barré comme un crevard, sans un mot.
J'ai du mal à expliquer ce que je ressens dan ces cas-là mais ça m'a rappelé des heures peu glorieuses, quand je sortais avec ma seur et son ancien copain, qu est resté un grand ami de nous deux depuis. Lors de certaines altercations, comme un gamin, il m'arrivait de me casser, de les planter là. Aujourd'hui, je crois que c'est un mélange d'aigreur et de jalousie qui m'a conduit à agir ainsi. En effet, j'ail'impression d'être jaloux de cette liberté sexuelle alors que pour autant, je ne souhaiterais pas être à la place de ces persones car je sais que cette vie ne correspond pas à ce que je suis. C'est comme si dans une crise d'intolérance et d'aigreur, je n'acceptais pas le mode de vie de certains gays et que je souhaitais qu'ils aient la même vie que moi, terne, sans plaisir.
Ensuite, je me suis senti mal tout l'après-midi, mes vieux démons sont remontés à la surface et j'ai de nouveau envisagé de me faire aider par un psy. Il faut vraiment que je saute le pas car ça ne peut me faire que du bien. Ce soir, je suis allé à la gym suédoise avec Butterfly pour essayer et j'ai été déçu. La salle n'était pas très jolie, le sol était extrêmement sale et les mouvements, bien que sympas, ne m'ont pas trop plu. En fait, je ne me suis pas senti assez crevé en sortant et il y avait trop d'étirements. En plus,le quartier dans lequel la salle est située ne me plaît pas du tout (le 18ème) et j'ai du prendre la ligne 2 pour rentrer chez moi. Et puis il n'y a pas de douche digne de ce nom sur place. Et je déteste la clientèle de la ligne 2. Ce soir, un type a craché à deux reprises sur le quai, c'est un exemple. Les gens qui fréquentent cette ligne me rappellent à quel point je suis capable de ressentir du mépris quand je me sens mal. Je n'aime pas ressentir ce genre de sentiments mais je ne peux pas (encore) m'en empêcher. Ca m'a encore donné l'impression d'être un gros snob éternellement insatisfait. Je remercie cependant ici Butterfly de m'avoir permis de faire ce cours gratuitement. Monmanque d'enthousiasme n'enlève rien à la gentillesse de son geste.
Dans ce genre de moments, l'envie d'en finir qui me trottait dans la tête l'été dernier remonte à la surface. Je pense que les gens qui me connaissent seront surpris en lisant ces lignes même si j'aborde épisodiquement le sujet. La question fait peur, c'est un tort. Pouvoir regarder l'idée de mourir en face est sans doute le meilleur moyen de renoncer à passer à l'acte. Dans mes moments sombres, je sombre justement. Je me dis que demain n'a pas d'intérêt, que tout ne sert à rien. J'ai parfois l'impression que je refuse de laisser le destin décider du moment auquel je me retirerai, comme si je craignais tellement de mourir que je souhaitais choisir le moment auquel ça arrivera. Les choses qui me tiennent en vie sont heureusement plus fortes et plus nombreuses que celles qui me poussent vers la sortie. Je garde l'espoir de jours meilleurs à venir et je refuse d'infliger une peine si lourde aux gens qui m'aiment. Il me reste en plus des tas de choses à vivre et je compte bien le faire dans les années qui viennent. Je dois me battre, parce que la vie est un combat permanent émaillé de belles victoires et qu'il n'est pas dans ma nature de capituler. J'ai bien quelques passages à vide mais je compte bien faire en sorte qu'ils soient de plus en plus rares, même si je me sens parfois prisonnier d'un corps dans lequel je me sens mal et d'un visage dont je trouve certains jours le reflet dans le miroir insupportable.
Une fois de plus, quelques mots pour ma chère Fouzia, qui est toujours la première vers laquelle je me tourne lorsque je ne me sens pas bien et lorsque des événements heureux se produisent dans ma vie. Qu'elle soit ici remerciée de son écoute et de l'amitié qu'elle me fait le cadeau d'éprouver pour moi. Demain est another day......... Il y aura aussi eu un rayon de soleil dans ma journée, c'est Hibi (surnom), mon collègue et bon copain. Ce type me fait penser au bonhomme dont parle Goldman dans sa chanson "Il changeait la vie". Comme l'ambiance était morose hier au bureau, il a amené des croissants ce matin pour faire plaisir aux gens et essayer de nous redonner à tous le sourire. Je pense que ce jeune homme est vraiment une belle personne. Il a ces petits gestes qui rendent la vie plus belle, en ayant toujours à coeur de remonter le moral en berne de son entourage. Une raison supplémentaire de rester optimiste.
Tout le monde aura compris le jeu de mots pourri dans le titre de ce post, ;-)! Enchaînons donc. Je ne saurais dire si je suis quelqu'un de drôle. Après tout, l'humour est quelque chose d'éminemment subjectif et en cette matière comme en bien d'autres, les goûts et le couleurs varient d'un individu à l'autre. Ce dont je suis sûr en revanche, c'est que j'essaie de faire rire mon entourage le plus souvent possible.
Petite tranche de vie: vendredi dernier, j'ai revu le fameux anglais dont j'ai parlé dans un article précédent. Nos retrouvailles, si tant est que ce terme soit adapté pour décrire la situation, ont été plutôt mitigées. Avant qu'il n'arrive chez moi, même si je l'avais déjà vu ne fois auparavant, j'étais un peu nerveux et en même temps, content en me disant que j'allais sans doute avoir ma dose de câlins.
Je sais ce que vous allez dire, le titre de l'article fait penser à un vieux slogan publicitaire dont je ne sais plus de quel produit il vantait les mérites. Qu'importe! Plusieurs petites anecdotes récentes et quelques pensées m'ont inspiré ce post. En fait, je crois que retrouver le goût du vrai, ça signifie essayer d'être soi-même, faire preuve d'un minimum de franchise et aussi et surtout, essayer de rester simple, cesser de se la jouer et de se donner des airs de personne que nous ne sommes pas.
.......le jour d'air pur est (presque) arrivé! Le décret du 15 novembre 2006 entré en vigueur le 1er février dernier a généralisé l'interdiction de fumer aux lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou constituent des lieux de travail tout en prévoyant la possibilité de mettre en place des fumoirs hermétiquement fermés et répondant à des normes strictes. Les établissements scolaires et les établissements de santé sont totalement non-fumeurs sans possibilité de mettre en place des fumoirs. La grosse lacune de ce texte, qui limite fortement la portée concrète de l'interdiction généralisée de fumer, est que les restaurants, bars et boîtes de nuit ont encore un an pour se mettre en conformité avec le décret.