Vendredi dernier, j'ai fait une rencontre du troisième type. C'est d'ailleurs vrai dans les deux sens du terme. En effet, c'était le troisième type que je rencontrais cete année (enfin, en fait, c'état le 4e mais comme l'anglais, j'avais fait sa connaissance l'année dernière, ça ne compte pas vraiment et pis en même temps, rencontre du 4e type, ça ne permet aucun jeu de mots, eh ouais, eh ouais, eh ouais!).
C'était aussi une rencontre du 3e type parce qu'elle a été assez inhabituelle. Bon d'abord, je me suis retrouvé intégré dans une soirée dont le programme était déjà déterminé et pour lequel je n'avais pas forcément le choix. C'est drôle mais dans les rencontres, les premières minutes sont toujours cruciales. Les premières impressions sont en général les bonnes, vous sentez très rapidement si le courant passe ou non. En l'occurrence, j'ai clairement senti que mon physique ne lui convenait pas, j'ai lu dans son regard cette lueur très rapide de déception qu'il a ensuite contrôlée très vite. Au début, je le trouvais physiquement assez quelconque mais après réflexion, je me suis dit qu'il n'était pas si mal.
Nous voilà donc partis pour aller au théâtre des variétés voir le one woman show de Clémentine Célarié. On échange quelques mots sur le trajet, mine de rien assez long (de République à Grands boulevards), il fait un boulot intéressant (il bosse dans une ONG de lutte contre le SIDA) mais parle bien plus que moi, signe éclatant du malaise qui m'habite. Je me suis donc retrouvé dans cette galère et heureusement que je n'avais pas payé ma place sinon, j'aurais été furax.
En fait, j'ai trouvé le spectacle de Célarié complètement nul. Elle est dans la caricature, joue des personnages complètement éculés et très surjoués, gesticule sans arrêt pour occuper l'espace et dissimuler la vacuité de ses propos. Elle n'est pas drôle, la mise en scène est médiocre et le décor aurait gagné à ne pas exister plutôt que d'être aussi pauvre et laid. Elle a vainement essayé d'impliquer le public dans le spectacle mais ça n'a produit aucun effet hilarant, loin de là. La mécanique tournait désespérément à vide et le pire, c'est que beaucoup de gens dans la salle riaient aux éclats. En tout cas, je vous déconseille ce spectacle, il est affligeant.
C'était tellement insupportable que le type a proposé que l'on s'en aille avant la fin, au bout de deux heures de calvaire. J'ai évidemment acquiesé et nous avons quitté lé théâtre. Ensuite, on a marché jusqu'à Voltaire, ce qui fait un bout, mine de rien, en parlant de certaines choses avec tout le confort qu'implique le fait de le faire en marchant. Peu de temps avant d'arriver à Voltaire, il m'a lancé sur la politique en me disant qu'il était antisarkoziste, etc, etc.... Je ne suis pas entré dans la polémique jusqu'à ce qu'il me dise que pour lui, la suppression des droits de succession était symbolique de tout les aspects négatifs de la politique de Sarkozy. Il m'a asséné ça de façon si péremptoire (especially for you, Bruges, cacedédi!!) que je lui ai dit que je n'étais pas du tout d'accord. On a débattu un peu, debout comme deux cons sur la place Léon Blum avant que je n'écourte le débat pour cause de conditions matérielles défavorables!
On s'est ensuite séparés en sachant que l'on ne se reverrait jamais. C'était une rencontre pour rien, en fait. En même temps, ça avait mal commencé puisque quand je l'avais appelé, il ne se souvenait même pas de moi alors que l'on avait dialogué sur le tchat la veille de mon appel. Quand je vous dis que les premières impressions sont souvent les bonnes......