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Dimanche 19 août 2007

Ce post m'a été inspiré par une conversation que j'ai eu avec mon ami, Jeff. Il est sympa, Jeff, c'est mon ami belge à moi que j'ai, je sais qu'il se reconnaîtra. Il est sympa mais des fois, il a des avis qui me semblent un peu curieux. Alors bon, ça veut pas dire qu'il ait systématiquement tort, m'enfin, tout de même, ça inspire la méfiance.

On est venus je ne sais trop comment à parler de ma relation avec ma meilleure amie, sans doute parce que je pars en vacances deux semaines avec elle prochainement. Il a alors affirmé que notre relation ressemblait à quelque chose de plus fort que de l'amitié, que ce n'était pas normal de se voir autant en étant seulement des amis et que forcément, ce type de relation n'était pas destiné à survivre à la "mise en couple" de l'une ou des deux personnes qui la vivent.

J'ai été assez surpris par sa remarque. En fait, ma relation avec ma meilleure amie est sans doute la plus forte que je n'aie jamais eu avec quiconque de toute ma vie. Même si j'aime énormément ma soeur, je dois avouer qu'il y a des choses que je dis à ma meilleure amie et que je ne dis pas à ma soeur, ou alors pas en prmeier. Par ailleurs, alors que tous les plaisirs et les bonheurs éphémères que je peux vivre m'angoissent autant qu'ils me rendent heureux parce que je sais pertinemment qu'ils ne sont pas destinés à durer, je ne ressens pas cela au sujet de ma relation avec ma meilleure amie. Même si je sais que ça peut ne pas durer toute la vie (les gens changent, s'éloignent, se mettent en couple....), je n'imagine pas ma vie sans elle actuellement, et même pas ma vie sans la relation que nous avons actuellement.

Je crois être au clair dans ma tête sur les sentiments que j'éprouve pour elle et je peux dire que ce n'est pas de l'amour, juste une amitié, une très forte affection. Je sais aussi que même si nous nous donnons mutuellement des nouvelles quotidiennement, il n'y a rien d'étouffant dans notre relation. D'abord, parce que nous avons plaisir à le faire, ensuite, parce que cela ne nous empêche pas de nous faire d'autres amis et de faire des rencontres par ailleurs. Il n'y a rien de malsain ni d'ambigu dans nos rapports. La seule réserve à cette assertion, c'est que parfois, je ressens des sentiments égoïstes et je me sens menacé par les amis qui prennent une place croissante dans vie, en me disant que le temps n'est pas extensible et que celui qu'elle leur consacre ne me sera pas consacré. Mais je reviens rapidement à des sentiments plus nobles, d'autant que j'ai moi-même d'autre amis et qu'une amitié qui devient exclusive n'en est plus vraiment une ou n'est plus que cela.

En bref, est bizarre, ce Jeff, sympa mais bizarre. En plus, il lit ce blog, il va hurler, c'est certain.

 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
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Dimanche 12 août 2007

Ca ne vous aura sans doute pas échappé, étant donnée la large diffusion dont l'événement a fait l'objet dans les médias, mais l'INSEE a récemment pondu une étude dont les résultats démontrent que les personnes en couple vivent plus longtemps que ceux qui habitent seuls. Il y a des nuances selon les données relatives à chaque individu mais c'est quand même la tendance générale qui se dégage.

Il est indiqué, comme pour nuancer la brutalité de ces chiffres et rassurer les célibataires, que "La précocité des décès de ceux qui n’ont jamais vécu en couple résulte ainsi souvent d’une conjonction de facteurs de santé, sociaux et professionnels défavorables qui recoupe leur difficulté à fonder un foyer". Du coup, ça permet de se dire que si l'on est célibataire et que cet état ne résulte que d'une incapacité à trouver quelqu'un sans pour autant que l'on soit affublé de handicaps sociaux par ailleurs, on peut se dire qu'il y a des chances pour que notre célibat ne réduise pas notre espérance de vie.

En même temps, il faut aussi reconnaître que le fait d'être seul quand on est vieux donne moins envie de lutter contre la maladie et tous les désagréments physiques inhérents à la vieillesse. Pourtant, l'étude indique aussi que "Si les personnes seules meurent davantage que celles qui vivent en couple, celles qui n’ont jamais vécu en couple font exception à partir d’un certain âge, surtout les hommes : le risque de décéder dans l’année des hommes de plus de 80 ans qui n’ont jamais vécu en couple est de 77 ‰ au lieu de 88 ‰ pour les hommes en couple. Pour les femmes, il est de 47 ‰ au lieu de 50 ‰." Ca tendrait à démontrer que l'on peut finir par s'habituer à la solitude et qu'en fin de vie, après une existence entière de célibat, on a appris à vivre avec et cet état ne crée donc pas de faiblesses physiques ou psychologiques particulières.

L'étude ne cible pas, ou tout au moins, ne distingue pas les couples et les célibataires homos des mêmes individus hétérosexuels. En même temps, je doute que les personnes homos en couple à l'âge de la retraite soient très nombreuses. Bref, je ne sais pas quelles conclusions en tirer quant à ma situation personnelle. Je sais que je ressens parfois un sentiment d'isolement et de vulnérabilité important dans des situations pénibles (sans être pour autant dramatiques), sentiment très certainement lié à mon célibat.

Ca peut paraître idiot mais ne serait-ce que le fait d'être cloué au lit avec une grippe est tout de suite beaucoup moins pénible lorsque vous avez quelqu'un auprès de vous qui prend soin de vous et vous réconforte. On est toujours plus fort à deux pour affronter les "accidents de la vie" même si la solidité de chacun intervient aussi dans notre capacité à surmonter les épreuves. J'ai deux exemples concrets dans mon entourage. Ma grand-mère maternelle est veuve depuis 24 ans (elle aura 100 ans cette année) et semble s'être bien habituée au veuvage. A l'inverse, ma grand-mère paternelle est veuve depuis 7 ans et ne me semble pas avoir la force, aussi bien physique que psychologique, de vivre encore 15 ans. Chacun n'a pas le même potentiel mais je pense que le moral est aussi un facteur primordial dans l'espérance de vie. Après, peut-être que le moral est plus souvent en berne chez les gens seuls. Encore que......

La conclusion de tout ça, c'est que les statistiques (attention, scoop), ne sont que des données brutes dont seules des conclusions très générales peuvent être tirées. A nous de les faire mentir quand elles ne nous sont pas favorables! 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
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Jeudi 9 août 2007

Un peu avant le 14 juillet, j'ai pris une curieuse décision. En fait, tout a démarré quelques semaines auparavant. J'avais remarqué à la cantine administrative un jeune homme, assez mignon bien qu'un peu fin et petit à mon goût, dont je me rappelais. En fait, il était dans la même école de formation que moi en 2005 et à l'époque déjà, j'avais cru remarquer qu'il me lançait des regards insistants. Je ne suis pourtant pas du genre à me faire des idées mais dans le doute et le cadre professionnel étant mal adapté aux amourettes, je me suis abstenu.

Voilà t'y pas qu'à la fin du mois de juin, j'ai remarqué que ce jeune homme déjeunait à la même cantine que moi. J'en ai déduit qu'il avait été récemment affecté au même endroit que moi et j'ai remarqué qu'à nouveau, il m'envoyait des regards appuyés qui n'étaient guère équivoques. Au début, je n'ai pas réagi particulièrement, préférant attendre des signaux plus explicites, puis j'ai fini par répondre à ses regards en le dévisageant également. Je me suis alors demandé si je devais faire le premier pas pour être fixé sur ses intentions au risque de me ridiculiser ou s'il valait mieux attendre qu'il se manifeste au risque que ça n'arrive jamais. J'ai finalement opté pour la première solution et la question s'est alors posée de la méthode à employer. Je me suis dit que la messagerie pro était un moyen approprié.

Au départ, j'avais rédigé un message beaucoup trop spontané qui m'exposait à une cuisante humiliation en cas de rejet de la part du p'tit gars. Je l'avais écrit sur le mode:" c'est dommage parfois dans la vie de ne pas faire le premier pas et ainsi, de passer à côté de quelque chose de sympa. J'ai cru remarquer que tu me portais un certain intérêt, etc, etc...." Bref, j'étais allé beaucoup trop loin par rapport au peu d'éléments que j'avais sur le destinataire du message. Heureusement, avant de commettre l'irréparable, j'ai demandé conseil à mes deux conseillères (ben ouais, normal..), Fouz'Daddy et la Bambina. Cette dernière a dégainé la première et m'a incité à rédiger un nouveau message beaucoup plus neutre, moins enflammé, plus sur le mode "Je me souviens que tu étais dans la même école que moi, si tu veux qu'on aille boire un verre pour faire connaissance" et pouvait être interprété comme une simple prise de contact visant à se faire un pote. Je me suis rangé à l'opinion de ma conseillère affective.

Bien m'en a pris car le gars m'a finalement répondu que son nouveau poste lui prenait beaucoup de temps et qu'après le boulot, il devait encore rentrer en banlieue chez sa copine. J'ai trouvé sa réponse explicite et fine, faisant passer clairement le message sans me rembarrer. Moralité, heureusement que ma spontanéité a été tempérée par une conseillère avisée, sinon, j'aurais été couvert de honte, d'autant que j'aurais été amené à le croiser tous les jours et ça aurait vraiment craint. Il n'empêche que les regards qu'il m'a lancés étaient très équivoques et qu'il devrait apprendre à contrôler ses yeux pour ne pas leur faire envoyer des messages trompeurs!

 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
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Mardi 7 août 2007

Début juillet (ah, fichu ordinateur, à cause de lui, les informations qui suivent relèvent plus du réchauffé que du scoop, m'enfin...), j'ai revu le fameux anglais, l'un de mes contacts Internet que j'avais rencontré en décembre de l'an dernier et qui m'avait dit souhaiter que l'on se revoit comme amants. Ce qui est drôle, c'est qu'au départ, j'avais souhaité le revoir rapidement et aujourd'hui, je me dis que le fait de le voir ou de le revoir m'est complètement égal. A la limite, je dirais même que je souhaite ne pas le revoir. Bref, je m'égare.....

Il m'a recontacté début juillet (OK, je l'ai déjà dit....) et j'ai accepté de le revoir en l'intégrant dans ma soirée, après un resto avec des amis. Ca ne l'a pas dissuadé de se pointer alors qu'à sa place, je me serais vexé et n'aurais pas accepté d'être comme ça au chausse-pied dans un emploi du temps (il m'avait prévenu le matin, remarque).

En fait, dès qu'il est arrivé chez moi, j'ai compris que j'avais eu tort de le revoir. Je l'ai trouvé physiquement quelconque, je n'aimais pas son odeur et il m'a rapidement agacé, comme s'il m'emcombrait. Comme d'habitude, je n'avais rien à lui raconter, ou plutôt pas très envie de lui parler. J'ai vraiment ressenti une impression de malaise à laquelle je crois, il est resté hermétique. Finalement, on  quand même couché ensemble et j'ai rencontré comme lors de nos deux précédentes rencontres des problèmes d'hygiène sur lesquels je ne m'étendrai pas mais qui sont très désagréables et confinent au tue-l'amour.

Pour la première fois, j'ai réussi à comprendre, même si j'avais déjà une petite idée sur la question, mon incapacité à finaliser mes relations sexuelles. Avec ce type, j'ai clairement compris que je ne souhaitais pas jouir, comme si cet acte équivalait à me montrer sous un jour vulnérable, à faire un cadeau à mon partenaire, cadeau que je ne voulais pas lui offrir et dont je ne l'estimais pas digne (oui, ça semble très prétentieux...). En fait, je suis allé m'achever dans la salle de bains juste après m'être retiré et tout s'est passé correctement. Je me sentais presque sale, au propre (ah, ah, ah!!!) comme au figuré et pendant que je le prenais, je me demandais ce que je (enfin ce qu'il, remarque) foutais là. La nuit, je ne lui ai guère laissé de place et je l'ai rembarré quand il m'a fait une remarque. En gros, je n'ai vraiment été très accueillant mais après tout, c'est lui qui avait voulu venir.

Le lendemain, il a voulu remettre ça et je me suis montré coopératif. Mais pendant l'amour (si je puis dire), je pensais à autre chose, prenant la pleine conscience de ce que représentait le fait de baiser sans éprouver ni amour, ni même affection pour son partenaire. J'ai reproduit le même manège que la veille sans me préoccuper de savoir s'il allait ou non au bout de son plaisir. Le matin, il a essayé de fair ela conversation mais a bien senti que je ne souhaitais pas m'étendre en bavardages. Ensuite, j'ai carrément changé les draps en sa présence et je peux vous assurer que ce n'était pas du luxe. Il est ensuite parti, je l'ai vaguement embrassé, sans grande conviction, en me disant que certes, c'était sympa de tirer son coup de temps en temps mais que cependant, le fait de le faire avec quelqu'un avec lequel on a aussi peu d'affinités, c'est vraiment dommage. D'autant que même physiquement, je ne le trouve plus spécialement attirant. Bref, c'était une erreur que j'essaierai de ne pas reproduire.

 

par Laurent publié dans : gaybluecollection
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