La vie entière est une comédie, la réalité telle qu'on la perçoit n'est qu'une mascarade. Le jeu social se joue avec nous, nous en sommes tour à tour les acteurs et les spectateurs. Chacun joue un rôle, que ce soit consciemment en péchant par manque de sincèrité ou inconsciemment, si l'on prend le mot rôle au sens de fonction, de place dans la société.
Cette idée m'a été inspirée par le fait que pendant la journée de jeudi, j'ai "assisté" à deux comédies d'un genre très différent. La première comédie consistait dans un cocktail auquel ma meilleure amie était conviée grâce à son emploi dans la communication. Elle a toujours dans ces cas-là une invitation valable pour deux personnes, voire 3. Je suis toujours amusé de la façon dont se déroule ces mondanités et j'apprécie d'ailleurs beaucoup de m'y rendre, ne serait-ce que parce qu'elles se déroulent dans de magnifiques hôtels, que le champagne y coule à flots et que les petits fours y sont très abondants, sans compter que tous ces gens importants et friqués sont aussi séduisants pour la plupart d'entre eux. C'est d'ailleurs là leur intérêt principal, en plus du fait qu'elles me permettent de passer du temps avec ma meilleure amie dans un environnement que nous n'avons pas l'habitude de fréquenter.
Je ne peux cependant pas m'epêcher de penser, avec mon cynisme habituel, que tout cela n'est qu'une belle mascarade. En effet, parmi ces gens, je pense que beaucoup n'apprécient pas les convives auxquels ils font des aimabilités et font plus des relations publiques que du relationnel humain et sincère. Comédie donc. Comédie encore parce que dans ces soirées comme dans les pièces de théâtre classique mettant en scène un maître et son domestique, chacun reste dans son rôle. Il n'est qu'à voir avec quel mépris quelques pimbêches traitent les serveurs, alors que ces derniers rivalisent de gentillesse et d'élégance. Elles savent qu'elles ont le pouvoir, ces garces, ce sont elles les mondaines riches et importantes et ce sont les serveurs, les petites gens corvéables à merci, ne pouvant pas répondre aux remarques assassines qu'elles leurs adressent. Dans la vie courante, hors de ces soirées dont elles sont les reines, elles ne se comporteraient certainement pas d'une manière aussi hautaine, par crainte d'éventuelles représailles. Ridicule et navrant sont les deux adjectifs qui me paraissent qualifier le mieux de telles attitudes.
La seconde comédie que j'ai regardée était diffusée à la télévision, il s'agissait du film de Depardon, 10ème chambre, Instants d'audience. Il est évident que la théâtralisation de la justice pénale a sans doute un caractère dissuasif mais je crois qu'elle va parfois trop loin. Pour les costumes de chacun des protagonistes, passe encore, même s'ils ne sont pas très fun. Pour la place précise de chacun, avec les magistrats placés légèrement en hauteur, au-dessus du prévenu afin de mettre celui-ci en position d'infériorité, cela peut se comprendre. Mais quand les magistrats deviennent méprisants, péremptoires et moralisateurs, je crois qu'ils vont trop loin. J'ai côtoyé des magistrats de près lorsque j'ai fait un stage à la Cour d'appel de Paris et que je préparais le concours d'entrée à l'ENM (auquel j'ai d'ailleurs échoué à deux reprises...). Au risque de généraliser, je crois que ces magistrats étaient représentatifs de leur corporation. Ce sont des personnes qui du fait du pouvoir dont elles sont dotées, en arrivent à penser que tout ce qu'ils peuvent dire à valeur de vérité incontestable. Or, cela est faux. Le fait d'être chargé de faire appliquer la loi et le cas échéant, de sanctionner ceux qui l'ont enfreinte ne leur donne pas le droit de jouer les donneurs de leçons. Leur attitude me fait penser qu'en plus d'exercer leur pouvoir, ils souhaitent également que les justiciables qu'ils ont en face d'eux ressentent nettement toute l'étendue de leur pouvoir. Dans une moindre mesure, je crois que les magistrats savent aussi quel est leur pouvoir sur les avocats, ces derniers étant, dans une certaine mesure, contraints de caresser les juges dans le sens du poil pour ne pas être responsables d'une décision défavorable à leurs clients (même si ce n'est pas une règle absolue).
J'espère que cet article ne m'attirera pas les foudres de l'USM ou du Conseil supérieur de la magistrature. Le métier de magistrat est difficile, exigeant, parfois ingrat, et pas spécialement bien payé. J'ai le plus grand respect pour la plupart de ceux qui l'exercent et je ne verserai pas dans une critique sarkoziste (faite sans aucun discrenement, aucune objectivité et dans un but de provocation). Avec le recul, je me réjouis cependant d'avoir échoué au concours d'entrée. Je n'ai certainement pas la maturité nécessaire à un exercice raisonné de cette profession.
Nous sommes mercredi, l'automne est arrivée et ce matin, je ne suis pas allé travailler. Je crois que je suis confronté au coup de pompe de début d'automne. Etrange cependant que celui-ci survienne alors que nous ne sommes encore qu'en septembre et que la météo semble vouloir être relativement agréable aujourd'hui. Ce qu'il y a, c'est que je suis un peu malade depuis vendredi.
D'après Wikipédia (bien foutu, ce truc!), Passion vient du
Nous sommes dimanche en fin d'après-midi, et après avoir passé une bonne partie de la journée avec deux amis, je suis rentré tranquillement chez moi. Forcément, quand il a été 18h, j'ai allumé ma télé pour mater Star Academy (je sais fort bien ce que beaucoup de gens pensent de cette émission qui fait d'une certaine façon la promotion du voyeurisme et d'une certaine forme de médiocrité et de célébrité éphémère). Ca m'a inspiré plusieurs réflexions.
Pour situer un peu le contexte, disons que je fréquente régulièrement (même si je devrais y aller plus souvent pour réussir à faire quelque chose de ma pauvre carcasse ramollie et informe!) une salle de sport de l'est parisien située à une distance réduite de mon domicile. Forcément, comme dans la majorité des salles de sport parisiennes, la clientèle est pour une proportion non négligeable, masculine et gay. Je ne vais pas de nouveau épiloguer ici sur le culte du corps qui sévit dans la "communauté" gay, après tout, j'en suis une victime plus ou moins consentante et le fait qu'un mec soit bien gaullé n'est en aucun cas pour me déplaire.