Deux avertissements préalables: La rédaction décline toute responsabilité en cas d'ennui généré chez les visiteurs par la lecture de l'article qui suit. En effet, même si je n'ai pas classé les articles par catégorie sur ce blog, l'article qui suit est à classer dans la catégorie des post "racontage de vie". Second avertissement qui découle du premier: Toute ressemblance avec un racontage de vie ne serait absolument pas fortuite.
Vendredi soir, j'avais organisé une raclette chez moi, en battant au passage mon nombre de personnes invitées (9 en l'occurrence, alors que je m'étais jusqu'à présent limité à 5). Je m'étais risqué à un tel excès d'hospitalité parce que justement la raclette ne demande aucune cuisine, donc je n'ai pas eu à me creuser la tête pour trouver une idée de plat ni trop banal, ni trop compliqué, et pas eu à stresser pour la réalisation de la mangeaille. La soirée était un peu faite de bric et de broc pour ce qui concerne la logistique puisque j'avais du taxer des chaises à ma soeur, des couverts à ma meilleure amie, et deux appareils à raclette, dont l'un appartenant également à ma soeur. En plus, j'avais pas de rallonge pour brancher les appareils et les patates n'ont pas été cuites avant que le fromage ne soit épuisé. Bref, j'ai un peu merdé mais je pense quand même que les convives ont passé une bonne soirée.
J'avais essayé de mélanger un peu les gens, en invitant des amis connus pendant ma formation, mon chef adjoint, ma meilleure amie, une copine magistrate et une copine qui est une amie de ma meilleure amie (tous ces détails n'ont aucun intérêt mais c'est pour illustrer la mixité de la soirée). Le fait est que les conversations ont quand même beaucoup tourné autour de ce qui relie la plupart des invités, en plus de leur amitié, le boulot. Parfois, j'ai essayé de diversifier la conversation mais cela était difficile. Je ne blâme personne, c'est normal que les gens discutent de ce qui les lie et des gens qu'ils connaissent en commun.
Comme à chaque fois que je fais ou que je participe à une soirée, j'ai sans doute bu plus que de raison, sans pour autant perdre mon self control ni être malade. Le seul problème c'est que mon ordintaur était allumé et que sans que je me souvienne vraiment comment j'en suis arrivé à parler de ça, je me suis retrouvé à dire que j'avais des photos de mon sexe en érection dans l'ordinateur. Du coup, l'un de mes amis présent, qui sait que je n'ai pas besoin d'être encouragé pour faire ce genre de conneries (tout au plus ai-je besoin d'être un peu provoqué, la provocation revenant finalement à me cautionner dans les faits) m'a demandé de lui montrer cette photo, ce que j'ai fait, l'alcool et l'"excitation" aidant. Sur le coup, je me suis rendu compte de ce que je faisais et même si l'ébriété a aidé, je crois que même à jeûn, je l'aurais fait quand même. Avec le recul, je me dis que peut-être, certains ont été choqués même s'ils me connaissent. Je ferai un sondage pour vérifier mais il faut vraiment que j'apprenne à me fixer des limites.
Ce qui m'a fait très plaisir, c'est que la plupart des invités sont partis après l'heure du dernier métro, ce qui me fait dire qu'ils avaient plaisir à être là. Je comprends que la contrainte de transports soit réelle mais il faut reconnaître que lorsque l'on habite Paris et que l'on a un minimum de moyens, le fait de prendre un taxi pour rentrer d'une soirée ne représente pas un débours insurmontable. Chacun fait comme il veut mais j'étais ravi que les invités s'éternisent un peu. Il y a même un invité qui a dormi avec moi, ce qui ne m'a pas déplu. Les amis présents vendredi soir savent de qui il s'agit et pour ceux qui liront ce blog, je précise que l'on a fait que des bisous et des petits câlins, rien de méchant.
Finalement, le moins sympa quand on organise une soirée chez soi, c'est le lendemain. On se lève dans un appartement en assez grand désordre, avec une montagne de vaisselle et de rangement à faire parce que forcément, la veille, on était trop bourré et / ou trop fatigué pour le faire. Du coup, ça prend du temps et ça a un côté un peu déprimant parce que l'on passe, après une simple nuit de transition d'un appartement animé et plein de gens sympas, à un appartement tout vide dans lequel on se sent tout d'un coup bien seul, le désordre étant la seule trace matérielle de la bonne soirée que l'on a passée la veille. Et puis, la raclette, c'est sympa mais ça vous laisse une odeur dans l'appart', je ne vous raconte pas. Enfin, le dernier point noir à signaler c'est la nourriture qui reste (les bouteilles de vin ont été terminées, je vous rassure!), entre les gâteaux apéros, la charcuterie, les patates et la tarte aux fraises. Je me retrouve donc à manger plus que de raison pour ne pas être contraint de jeter et de gâcher toute cette nourriture.
En me relisant, j'ai l'impression de brosser un tableau sombre de cette soirée alors que j'ai passé un excellent moment. Je prends de plus en plus de plaisir à recevoir mes amis à dîner, je crois que cela renforce nos liens et nous permet de partager des moments privilégiés. J'ai en tout cas compris que 10 convives dans mon appartement était matériellement un maximum. Vivement la prochaine Blueco's party!