Un petit flash back sur quelques petits hasards qui se sont produits au cours de l'année 2005/2006 m'a inspiré cet article.
La première coïncidence s'est produite lors de mon emménagement dans mon appartement parisien, en septembre 2005. J'ai trouvé ce logement auprès d'une agence immobilière sur Internet, donc dans le parc privé. Or, il s'est trouvé qu'un collègue de bureau travaillant au même étage que moi et avec lequel j'ai été amené à faire plus ample connaissance par la suite, habite juste en-dessous de chez moi, donc dans le même immeuble. Certes, nous sommes un certain nombre de jeunes du boulot à habiter dans le même quartier, mais le même immeuble, c'est tout de même chié, nan?
La seconde coïncidence marquante de l'année 2006 s'est produite en mai, alors que j'étais en vacances à Marrakech avec ma mère et ma soeur. J'ai croisé lors d'une visite un collègue de promotion qui faisait avec sa copine un circuit villes impériales. OK, je reconnais que Marrakech n'est pas une destination de vacances particulièrement originale mais sachant que nous étions hors période de vacances scolaires, c'est quand même un sacré hasard que l'on se soit retrouvé au même endroit, le même jour, à la même heure. De plus, un type que nous avions croisé lors de certaines excursions (et qui était donc parti du même aéroport que nous, à savoir Charles de Gaulle, spéciale cacedédi à my dear Fouz'Daddy!!) s'est avéré travailler pour le même ministère que moi, puisque je lai croisé un jour au restaurant administratif.
L'ami avec lequel je m'étais fâché pour la fameuse question de principe m'avait dit à ce sujet que tout cela n'était finalement pas si étonnant dans la mesure où les personnes appartenant à la même catégorie socio-professionnelle, exerçant un métier comparable et habitant dans la même région avaient toutes plus ou moins le même habitus. Cela les conduit donc à adopter des comportements sociaux plus ou moins proches, et notamment à partir en vacances dans les mêmes endroits et au même moment. La théorie se défend même si je n'en trouve pas ces coïncidences moins surprenantes pour autant.
Un autre hasard a été généré par le fait que la communauté gay est vraiment minuscule. Cela a conduit à ce qu'un type qui m'avait contacté sur Meetic prenne un poste à responsabilités à mon travail, en donnant pour le trombinoscope la même photo que celle qu'il avait affichée sur Meetic, ce qu est quand même très maladroit, car sans cela, il est fort probable que je ne l'aurais pas reconnu. Je doute d'ailleurs que lui m'ait reconnu.
De même, un jeune garçon que j'avais rencontré par Internet il y a plus de 3 ans se trouve maintenant écrire et réaliser des reportages pour TETU, le plus connu des magazines gay français (je l'appelle le Elle du pédé même si ça ne m'empêche pas de l'acheter tous les mois, c'est presque un geste politique pour moi, une façon d'assumer, de m"intéresser à ce que les gays des autres pays du monde font ou subissent). Je ne parlerai d'ailleurs pas ici (ah ben si, finalement, je vais le faire quand même) de tous les gars dont j'ai vu la photo sur des tchats (chais jamais si faut mettre un t devant ou pas.....) et que j'ai ensuite croisés dans le métro (sur la ligne que je prends pour aller à mon boulot). La plupart du temps, je les avais trouvé beaux en photos, je les avais contacté et ils n'avaient pas répondu. Après les avoir vu en nature, je comprenais pourquoi ils n'avaient pas répondu, ces bâtards de leur race de beaux gosses......
Pour terminer, il s'est trouvé que j'ai croisé à la salle de sport que je fréquente assez régulièrement une demoiselle qui avait été ma voisine (elle habitait dans la même allée de pavillons que moi) pendant plus de 15 ans et avec laquelle j'étais allé dans les mêmes écoles (tout au moins en primaire et au collège, pas au lycée). C'est quand même surprenant de recroiser une nana que l'on n'a pas vue depuis longtemps et avec laquelle on n'a pas gardé contact dans un endroit qui ne nous a jamais relié et qui se trouve quand même assez éloigné de l'endroit auquel on a grandi.
Au-delà du caractère anecdotique de chacun de ces hasards, je m'interroge parfois sur les raisons de leur répétition. Je ne crois pas spécialement au destin, à l'idée que notre vie serait toute tracée, ce selon un certain déterminisme contre lequel nous ne pourrions pas aller. Je crois profondément que notre vie n'est que ce que nous en faisons (sauf peut-être notre sexualité, mais ce serait trop long à développer ici) mais après tout, tant qu'il s'agit de hasards sympathiques, il n'y a pas de raison de chercher le pourquoi du comment.
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